Pourquoi avoir accepté cette mission?
Aurélie Chaigneau : J’ai adoré cette idée de cuisine régionale. Ces chefs qui viennent de toute la France pour mieux faire connaître leur culture à travers leur cuisine, les produits de chez eux et leurs plats traditionnels, j’ai trouvé cela très novateur.
Et comment s’est passée votre collaboration avec Gilles Goujon et Norbert Tarayre ?
La mayonnaise a très bien pris entre nous ! Gilles Goujon est le "garant technique" du concours. Norbert, lui, a baroudé à travers la France. Moi, je mets les pieds sous la table, c’est beaucoup plus facile ! (Rires) Je me mets à la place d’un client au restaurant, comme je le fais dans mon quotidien de critique.
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Qu’attendez-vous des candidats qui vont présenter des plats typiques de leur région ?
De l’émotion. C’est mon premier baromètre pour un plat que je connais très bien. Si je ressens quelque chose de fort lorsque je le goûte, c’est gagné.
Comment un chef doit-il s’y prendre pour transmettre des émotions à travers un plat ?
Cela vient d’abord de sa personnalité et du choix de ses produits. Ensuite, c’est le coeur qu’il va mettre pendant qu’il cuisine. J’ai tendance à préférer un plat moins technique, mais qui est finalement meilleur grâce à l’amour donné par le chef. Il va s’en dégager quelque chose qu’on ne saurait expliquer.
Interview Benoît Lesueur