Aurélie Casse : « J’avais besoin de m’impliquer à fond dans C l’hebdo » (France 5)

Publié le 27 avril 2024 à 9:15
PATRICK FOUQUE/FTV
Ravie des audiences au beau fixe de son talk-show du samedi, la journaliste est l’une des valeurs montantes du service public… 

Dès le mois de janvier, vous avez renoncé à être chroniqueuse dans C à vous pour vous recentrer sur la présentation de C l’hebdo. Pensez-vous avoir fait le bon choix ? 

Aurélie Casse : Oui, j’avais besoin de m’impliquer à fond dans C l’hebdo et je ne regrette pas. Je me sens mieux dans mes baskets, j’ai vraiment pu apporter ma touche, investir chaque centimètre de l’émission. 

Ce choix a payé. Vos audiences, qui pointent jusqu’à 1,1 million de téléspectateurs, sont excellentes ! 

On réalise une belle saison. Chaque samedi, il faut arriver à avoir la prise de parole qui n’a pas été entendue dans la semaine. 

Avez-vous appris auprès d’Anne-Élisabeth Lemoine à être une bonne cheffe de bande ? 

J’ai vu Babeth à l’oeuvre dans C à vous. Non seulement elle est douée en tant que cheffe d’équipe, mais elle sait aussi très bien accueillir les invités, faire en sorte qu’ils soient contents d’être là. C’est un aspect nouveau pour moi, j’ai observé et appris à ses côtés. 

Comment travaillez-vous avec vos chroniqueurs ? 

On se parle tous les jours, on peut changer les chroniques pour coller à l’actualité jusqu’au tournage le vendredi midi. Et surtout, on s’entend vraiment bien. On est devenus potes, ce sont des personnes qui comptent.

Vous connaissiez déjà Natacha Polony, avec laquelle vous travailliez sur BFM TV… 

C’est une belle rencontre. Elle est curieuse, elle sait plein de choses et elle est surprenante. Elle a un truc qui fascine tous les invités, c’est qu’elle fabrique elle-même ses vêtements. Cela montre la palette de ses passions ! 

Depuis le début de la saison, quels invités vous ont impressionnée ? 

Lio, par son témoignage dans cette nouvelle vague de #MeToo qui gagne d’autres secteurs que le cinéma. Je me souviens aussi de Raphaël Quenard, une véritable tornade sur le plateau. Je suis fière d’avoir reçu l’équipe d’ Anatomie d’une chute après l’Oscar, il y avait un vent de fraîcheur. Je me souviens de Nikos Aliagas, capable de réciter le début de l’Iliade, d’Homère, en grec ancien. Il nous a donné un vrai cours de philosophie, il pourrait présenter Bouillon de culture ! J’aime les rencontres et j’aborde mon émission comme un plat : il faut que ce soit doux en bouche, mais qu’à un moment, il y ait du piment, qu’à un autre, ce soit un peu acide. Une bonne émission doit avoir plusieurs saveurs. 

Anne-Élisabeth Lemoine est passée de C l’hebdo à C à vous. Anne- Sophie Lapix de C à vous au JT de France 2. Le JT vous tenterait-il ? 

C’est un peu prématuré, j’ai besoin de confirmer le bon mouvement que prend C l’hebdo. J’ai du mal à me projeter ailleurs. Même si j’aurai toujours l’envie d’avancer et de me frotter à de nouveaux challenges. J’aime me mettre en danger, vibrer et apprendre. Mais le JT, je n’y pense pas. 

Avez-vous d’autres projets ? 

Pendant le Festival de Cannes, je vais reprendre la première partie de C à vous depuis Paris, pendant qu’Anne-Élisabeth animera la seconde depuis la Croisette. 

Hors caméras, à quoi occupez-vous votre temps libre ? 

En ce moment, je fais un stage de céramique, je fabrique des vases. Sinon, j’adore marcher, flâner, aller au cinéma, voir des vieux films. J’aime beaucoup le cinéma italien des années 60, et d’ailleurs, mon rêve serait de rencontrer Sophia Loren. Ce serait le plus beau jour de ma vie. C’est, pour moi, la meilleure actrice de tous les temps. 

C l’hebdo, samedi 27 avril à 19h00 sur France 5

Par
Corinne Calmet