“C’est une campagne politique” : Justine Triet (Anatomie d’une chute) raconte sa folle course à l’Oscar

Publié le 15 mars 2024 à 19:18
Capture TMC
Justine Triet, qui a raflé plusieurs César et un Oscar pour son film Anatomie d’une chute”, était l’invitée de Yann Barthès dans Quotidien sur TMC. Elle a raconté le long chemin parcouru pour décrocher la prestigieuse statuette américaine.  

Lors de la cérémonie des Oscars, le dimanche 10 mars, "Anatomie d’une chute" a reçu la prestigieuse récompense du meilleur scénario original. Justine Triet, réalisatrice du film, a partagé ce moment mémorable avec son coauteur et compagnon, Arthur Harari. Dans une ambiance teintée d’humour, Triet a souligné l’impact de cette victoire sur sa carrière : "Un Oscar aide certainement à traverser la crise de la quarantaine".

Alors que certains réalisateurs français ont trouvé le succès à Hollywood en se tournant vers les blockbusters ou les films d’horreur, Triet reste fidèle à son style cinématographique. Elle travaille déjà sur son prochain projet, qui devrait être principalement en français mais pourrait inclure une actrice anglo-saxonne dans un rôle principal.

Sa campagne pour les Oscars lui a permis de rencontrer des personnalités de l’industrie cinématographique, dont Steven Spielberg, qui a exprimé son admiration pour le travail de Triet.

A propos de cette campagne intensive, elle s’est confiée à Yann Barhès ce soir dans l’émission Quotidien sur TMC. 

“C’est vraiment une campagne politique” ! avoue la réalisatrice. 

C’est plein plein plein de rendez-vous entre août et maintenant. Avec des journalistes, évidemment beaucoup de presse. Mais surtout beaucoup de rendez-vous après les projections. On fait tout le temps des “questions/réponses”. qui durent à peu près 20 minutes mais y’en a énormément”, explique-t-elle. 

“On en fait tout le temps. Pour les votants. Pour les pas votants. Pour tout le monde en fait”, ajoute-t-elle. 

Y’a des cocktails. Vous deviez bien manger”, demande Yann Barthès. 

“Non ! Parce que les américains pensent pas du tout qu’on mange le soir. Donc au début moi je leur ai dit ‘attendez moi je suis française j’ai besoin de bouffer le soir’. Ils m’ont donné des paquets de chips”, confie la réalisatrice, dépitée. 

“Après le truc marrant qui m’a le plus amusé c’est de rencontrer des réalisateurs, des actrices, des scénaristes”, confie celle qui a aujourd’hui carte blanche pour lancer sa carrière Outre Atlantique. 

Sans cette campagne, la chance d’avoir un Oscar est moindre ?”, interroge Yann Barthès. 

“C’est ce que je me demande. je me disais ‘est ce que ça aurait marché sans ?’. Peut-être que ça aurait pu ne pas marcher. je ne sais pas”, répond la réalisatrice en toute franchise. Elle ajoute : “Je pense que c’est beaucoup plus difficile parce que les gens ont envie de nous rencontrer, de dialoguer, les votants, c’est complètement différent des César”. 

Par
Mélissa Tellaa