Télé 7 Jours : Il paraît que tu étais malade cette semaine ?
Alphonse : Oui, j’avais une rhinopharyngite, mais hier, lors de la finale, ça allait mieux. J’avais juste le nez un peu pris. Aujourd’hui, je suis un peu fatigué, mais ça va !
Tu as dit sur le plateau qu’à la base tu ne pensais pas que tu serais sélectionné pour les auditions à l’aveugle…
Oui, parce que pour être sincère, je n’aurais même pas pensé faire The Voice ! C’est le directeur de mon école de chant qui m’a inscrit. L’objectif que je m’étais fixé, c’était d’arriver aux auditions finales, l’étape juste avant les auditions à l’aveugle. Je ne pensais vraiment pas être pris parce que je ne chante pas depuis longtemps et qu’il y avait tellement de voix exceptionnelles… Je me sentais un peu petit !
Comment s’est passé le coaching avec Zazie ?
Elle m’a donné de très bons conseils. Il y en a un en particulier que je retiens, c’est que la chanson, c’est comme de la peinture : on rajoute des couches à chaque fois pour donner de l’épaisseur au texte et de la nuance, enrichir notre interprétation.
"Jongler entre le bac et The Voice a été éprouvant"
Tu es en terminale Comment as-tu jonglé entre la préparation du baccalauréat et le tournage de la saison de The Voice ?
C’était assez éprouvant. C’est beaucoup de travail, d’organisation. Ça demande beaucoup de rigueur. Mais quand on vit sa passion, on voit moins ça comme un travail. Je ne vais pas me plaindre, c’est une chance.
Qu’est-ce qui a changé depuis dans la diffusion de ton audition à l’aveugle?
Pas grand chose ! Parfois, on me reconnaît, c’est le côté amusant. Les gens sont hyper sympas et bienveillants. Et grâce à l’émission, j’ai découvert des personnes vers qui je ne serais pas forcément allé. Ça m’a permis de faire pas mal de rencontres.
As-tu lu les avis des téléspectateurs sur les réseaux sociaux ?
Oui, j’ai pu voir les réactions sur Instagram et un peu sur Facebook. C’est marrant, les gens ont leurs préférés, ils ont des avis très tranchés parfois. Ça peut heurter, mais c’est intéressant. Ça permet de toujours se remettre en question et progresser. Quant aux internautes qui m’ont soutenu, ça fait plaisir, c’est l’aboutissement et la récompense de tout ce travail. J’ai toujours voulu chanter pour le public, partager tout ça avec lui.
"La chanson que m’a écrite Zazie ne me correspondait pas"
Il y avait toute une chorégraphie lors de ton tableau en solo sur J’suis snob de Boris Vian. Était-ce un exercice difficile ?
Je pense que celui qui était en charge de la scénographie avait conscience que je suis un extrêmement mauvais danseur, donc ça allait ! (Rires) Mais plus sérieusement, ça demandait beaucoup de minutie. Tout était dans le détail et le timing. C’était très enrichissant d’un point de vue musical.
Zazie t’avais écrit une chanson pour la finale, mais tu as préféré te tourner vers un autre titre intitulé À tous les coups. Quel était le style de la chanson de Zazie ?
C’était une chanson un peu lente, qui ne me touchait pas, personnellement. Elle ne me correspondait pas particulièrement. Ce n’était pas ce que j’avais envie de défendre. C’est toujours un peu dur de dire non, surtout à une star ! Après, je sais ce que je veux et où je veux aller. Ça ne veut pas dire que j’ai des œillères ou que je suis fermé ! Mais là, pour le coup, c’était vraiment pas possible. Je voulais une chanson qui soit vraiment moi.
Qu’as-tu ressenti lorsqu’elle en a parlé pendant l’émission ?
J’ai bien aimé ses mots, quand elle a dit que si, moi, j’étais content de chanter mon single, elle était contente et le public aussi. Ça m’a fait plaisir, je me suis dit que j’ai peut-être réussi à défendre mon style.
À lire également
Lize (The Voice) éliminée aux portes de la finale : « J’étais extrêmement stressée «
Comment a été créé ton single ?
C’est une chanson qui existait déjà, elle a été écrite par François Welgryn et composée par Guillaume Soulan. On me l’a proposée, parmi plein d’autres, et le refrain m’est rentré en tête tout de suite. Puis j’ai essayé d’apporter mes idées, comme l’ajout des cuivres, des chœurs et des violons.
Vas-tu participer à la tournée ?
Pour l’instant, j’ai encore quelques trucs à caler. Mais dans tous mes concerts, je vais être très content de retrouver le public. Ça va être un tout autre exercice que The Voice.
Quelle carrière aimerais-tu avoir dans la musique ?
Ça peut paraître optimiste, et je pense que ça l’est beaucoup, mais je rêverais d’avoir la carrière de Michel Sardou. C’est un artiste que j’admire. J’aime sa liberté. J’aime les artistes qui imposent leur style, qui gardent les pieds sur terre et sont sincères comme Vianney, Mika ou Florent Pagny par exemple. Je pense que c’est important.