Télé 7 Jours : Quelle est ton histoire avec la musique ?
Lize : Mon grand-père m’a appris le violon quand j’avais sept ans. Avec lui, j’ai fait de la scène à partir de mes 13 ans. C’est seulement beaucoup plus tard que j’ai commencé à chanter sur scène. À mes 18 ans, j’ai rejoint une compagnie itinérante. J’habitais dans une caravane et faisait des spectacles pendant pas mal d’années sous un chapiteau. En parallèle, je jouais dans deux groupes avec lesquels j’ai énormément joué dans la rue. Lors de la pandémie, j’ai décidé de mettre fin à ce mode de vie qui était précaire, pour me consacrer à la chanson française dans mon projet Lize avec mes propres compositions que je partageais sur les réseaux sociaux.
Sais-tu d’où viens ton style de chant unique ?
On m’a dit plusieurs fois que je chantais comme un violon pourrait le faire, notamment dans la manière de gérer mon vibrato. Je pense que jouer du violon depuis longtemps avant de me mettre à chanter a influencé ma manière de chanter des reprises sans que je m’en rende compte !
Les quatre coachs se sont retournés lors de ton audition à l’aveugle…
Vraiment, je ne m’y attendais pas et ce n’est pas de la fausse modestie. Avant de passer, on se disait avec les autres candidats que s’il y avait un seul coach qui se retournait, c’était déjà fou. Je ne vois jamais trop grand pour ne pas être déçue, je n’avais donc pas envisagé ce scénario.
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Pourquoi as-tu choisi de rejoindre Zazie ?
Je l’ai choisie pour sa niche musicale. Je la trouve très libre dans sa manière d’écrire. Je trouve qu’elle représente les artistes indé, un peu bizarres et atypiques. Et parce que c’est une femme ! Les artistes femmes ont besoin de modèles féminins qui réussissent, qui ont du charisme et qui traversent les années tout en restant dans le game. Je crois que c’est mon côté féministe qui parle ! (Rires) Le coaching s’est super bien passé. En peu de temps, elle arrive à faire passer quelque chose, à trouver ce qu’il y a à travailler. C’est un scanner, cette femme ! Elle est vachement efficace.
Tu as beaucoup été soutenue par les internautes…
J’ai été très surprise et très touchée du soutien que j’ai reçu. C’est une trouille qu’on a, on se demande si on va nous aimer car on est exposés d’un seul coup. Mais je n’ai pas de messages de haine, je suis très heureuse.
Comment as-tu vécu la demi finale ?
C’est marrant, parce que j’étais extrêmement stressée, beaucoup plus que les deux épreuves précédentes. Je ne sais pas pourquoi, ce n’était même pas la peur de ne pas aller en finale. Ma météo interne n’était pas optimale ce jour-là ! D’ailleurs, je ne me souviens pas de ma prestation ! Je ne me souviens de rien, même pas des retours des coachs. Au moment de mon élimination, il y a forcément eu une mini-déception. Quand on a passé toutes les étapes, on est surpris de ne pas passer la prochaine ! On n’a pas l’habitude. Mais je n’étais pas triste. C’est le jeu, il faut être humble. Alphonse le méritait et je fais confiance en ma bonne étoile, je suis un peu superstitieuse. Je n’avais pas peur pour la suite, j’y travaille depuis mes 18 ans.
Comment t’es-tu entendue avec Alphonse ?
Bien ! Après, on n’a pas pu établir de lien parce qu’il est très pudique, très réservé. Mais c’est pas grave ! On n’est pas foutus pareil, c’est tout. Ça se ressent dans sa manière d’interpréter, c’est un interprète incroyable. Il y avait un soutien et un vrai respect mutuel. Au sein de l’équipe de Zazie, j’ai été très proche de Clément Massy et Morpho.
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Qu’as-tu fait ces derniers mois depuis la fin du tournage ?
Je prépare la suite, il y a des projets en cours. J’ai sorti un single intitulé Silence, qui est sorti sur toutes les plateformes et pour lequel j’ai sorti un clip. J’ai écrit beaucoup de chansons, j’ai beaucoup bossé pour la scène. J’ai fait des concerts à Paris, à Reims et à Marseille. J’ai aussi été prise au programme d’accompagnement du FAIR, par lequel son passés Eddy de Pretto et Pomme, par exemple. Avec les lauréats du FAIR, on a un premier concret au Café de la danse à Paris le 24 juin. Je serai également en concert à Lyon le 14 juin en première partie de Léopoldine HH et à Royan le 9 août avec Clément Massy.
Qu’est-ce que The Voice t’a apporté ?
L’émission nous donne confiance en nous-mêmes et nous apporte une crédibilité artistique aux yeux des autres professionnels. On y apprend beaucoup de choses comme la gestion du trac, on est hyper bien accompagnés techniquement par les coachs vocaux en coulisses… C’est fou ! Ma façon d’écrire des chansons change parce qu’il y a des choses que je ne savais pas faire avant. Et c’est surtout un tremplin énorme pour mes compositions et mes concerts à venir.
Qui va gagner cette saison 13 selon toi ?
Je pense que Gabriel a ses chances, mais qu’Alphonse peut créer la surprise. J’ai l’impression qu’il est le favori du public.