Les députés continuent d’enquêter. Une commission d’enquête, présidée par Jean-Philippe Tanguy (RN), aspire en effet à identifier de possibles ingérences politiques, économiques ou financières de puissances étrangères, dans l’affaire Rachid M’Barki. Pour rappel, le journaliste a été licencié de BFMTV car il aurait diffusé, dans son Journal de la nuit, plusieurs vidéos qui n’avaient pas été validées par sa hiérarchie. Plus grave encore, l’ex-présentateur aurait mis à l’antenne "une dizaine de séquences" qui lui auraient été "transmises par l’obscur intermédiaire Jean-Pierre Duthion, un ‘mercenaire’ de l’info qui travaille pour le compte de clients étrangers", ont rappelé nos confrères de Libération. Après avoir entendu l’ancien animateur ce mercredi 22 mars, les députés entendaient ce jeudi 23 mars la version de Marc-Olivier Fogiel, le directeur général de la chaîne d’information en continu. "Si nous l’avons écarté de l’antenne, c’est parce qu’il a gravement manqué au processus de validation de l’information mis en place au sein de BFMTV", a expliqué en préambule le patron de chaîne, selon des propos rapportés par Pure Médias. "C’est pour ces raisons-là et ces seules raisons qu’il a été écarté", a-t-il précisé.
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Selon lui, les faits supposés d’ingérence étrangère n’ont donc pas pu être vérifiés par ses équipes, la chaîne n’ayant "pas les moyens d’apprécier" ces faits. Marc-Olivier Fogiel a expliqué que son ancien salarié aurait "sciemment" fait passer à l’antenne une douzaine de séquences problématiques "en usant de son autorité naturelle de présentateur installé pour forcer la main à des jeunes journalistes pas forcément titulaires", a indiqué Pure Médias. L’ancien présentateur d’On ne peut pas plaire à tout le monde a par ailleurs assuré que les séquences incriminées "n’avaient pas leur place à l’antenne". "Certaines étaient d’ailleurs incompréhensibles pour le commun des mortels, au moins pour moi qui ai la prétention de connaître l’information. Elle n’avait rien à voir avec notre ligne éditoriale", a assuré l’ex-présentateur de RTL. "BFMTV est victime dans cette affaire", a conclu Marc-Olivier Fogiel.
Soupçons d’ingérence : Rachid M’Barki dénonce un "lynchage médiatique en règle" et affirme que les "allégations" contre lui sont fausses (VIDEO) https://t.co/XYfWypj2C0 pic.twitter.com/XtG5AkGtAz
— Télé 7 Jours (@Tele7) March 22, 2023
L.C