C’est une affaire retentissante qui a bouleversé la rédaction de BFMTV. Il y a quelques semaines, la chaîne avait licencié le journaliste Rachid M’Barki, soupçonné d’avoir diffusé dans son Journal de la nuit, plusieurs informations qui n’avaient pas été validées par sa hiérarchie. Pire, l’ex-présentateur aurait mis à l’antenne "une dizaine de séquences", des "sujets en faveur du royaume du Maroc ou d’un général soudanais, par exemple" qui lui aurait été "transmises par l’obscur intermédiaire Jean-Pierre Duthion, un ‘mercenaire’ de l’info qui travaille pour le compte de clients étrangers", ont précisé nos confrères de Libération. Une commission d’enquête présidée par Jean-Philippe Tanguy (RN), qui aspire à identifier de possibles ingérences politiques, économiques ou financières de puissances étrangères, a entendu le journaliste ce mercredi 22 mars. "J’ai 54 ans, je suis né en France à Toulouse. Ma mère est marocaine et je suis d’un père inconnu. Je suis ce qu’on appelle un pur produit de l’école de la République", a expliqué Rachid M’Barki en préambule.
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"J’ai travaillé pour divers médias avant d’être recruté en 2005 par BFMTV. J’ai participé au lancement de la chaîne, en tant que reporter puis présentateur. Cela fait 18 ans que je travaillais sur BFMTV", s’est-il remémoré, visiblement touché par cette affaire. "Ces dernières années j’ai également co-presenté l’émission Faites entrer l’accusé, sans savoir que je me retrouverais sur le banc, spectateur de ma mise à mort professionnelle. Deux semaines et demie, c’est le temps entre le premier article qui me cloue au pilori et mon licenciement pour de prétendues fautes graves. Deux semaines et demie, c’est le temps du lynchage médiatique en règle dont je fais l’objet", a-t-il déploré. "Il m’est reproché d’avoir failli à ma déontologie professionnelle en passant des informations non vérifiées à l’antenne et en laissant supposer que j’aurais été rémunéré pour cela. Tout cela est faux et relève de la calomnie pure (..) Après une trentaine d’années de carrière, ce qui m’est tombé dessus, cette affaire, c’est d’une rare violence. J’ai été abasourdi, effondré, je ne vous cache pas que je le suis toujours", a continué Rachid M’Barki. "Je remets en cause les allégations formulées à mon encontre, qui sont toutes fausses", a conclu l’ancien animateur de BFMTV.
Audition de @RachidMBarki : licencié en raison de soupçons quant à une ingérence dans son travail, l’ex-journaliste de @BFMTV dénonce un "lynchage médiatique en règle" et affirme être "spectateur de [sa] mise à mort professionnelle". #DirectAN pic.twitter.com/1HCL4Y22sp
— LCP (@LCP) March 22, 2023
L.C