Un1que Victor Wembanyama (Canal+) : « L’univers me parle et je sais où il m’amène »

Publié le 8 octobre 2023 à 10:15
©Little Darwin Films
À 19 ans, il affole la planète basket. Pendant un an, une caméra a suivi le premier Français désigné n° 1, en juin, à la draft NBA (la sélection des meilleurs jeunes mondiaux par les équipes de la ligue nord-américaine). L’éclosion d’un géant de 2,21 m !

Qu’est-ce que ça vous fait d’être le sujet d’un doc d’une heure et demie, alors que votre carrière est à peine entamée ? 

Victor Wembanyama : Me voir comme ça, dans des moments plus ou moins privés, augmente encore ma passion pour ce sport. Pour ma famille, c’est très spécial aussi. J’ai vécu une année extraordinaire et je trouve qu’il aurait été dommage de ne pas pouvoir partager ça avec le grand public. 

Comment vivez-vous la pression médiatique qui vous entoure ? 

De mon point de vue, il n’y a pas de pression. C’est simplement une étape qui fait partie de la vie d’un basketteur. Quand on a des objectifs aussi élevés, c’est normal qu’il y ait autant d’attentions et d’attentes, voire d’intrusion dans votre vie. 

Précisément, quels sont vos objectifs en NBA, sachant que la plupart des légendes du basket, tel Michael Jordan, ont mis des années avant de gagner leur premier titre ? 

Pour cette première saison, l’objectif serait une qualification pour les play-off (la compétition qui clôture la saison de NBA, dans laquelle s’affrontent les meilleures équipes de l’année, ndlr). Pour la suite, le plus beau, c’est de ne pas savoir ce qui nous attend. Mais je suis patient et je sais que ça (un sacre en NBA) arrivera à un moment ou à un autre. L’univers me parle et je sais où il m’amène.

Justement, vous faites souvent référence à l’univers, qui vous aurait notamment révélé votre destin de rejoindre les Spurs de San Antonio. Pouvez-vous nous en dire plus ? 

Il y a plein de signes. Parfois, ce sont seulement des intuitions. Souvent, ce sont des rêves. Ce que je dis est un peu mystique, mais je sais que l’univers me parle et qu’il m’aide à savoir qui je suis et jusqu’où je veux aller. On m’a fait comme je suis. Il faut donc que j’exploite le maximum de ce qui m’a été donné. 

Cet été, l’équipe de France a perdu au premier tour de la Coupe du monde, sans vous (il a préféré prendre le temps de s’installer aux États-Unis). Serez-vous à Paris 2024 ? 

Bien sûr que je serai présent aux J.O. Et il n’y a pas d’autre but que l’or. Là aussi, ce serait une belle histoire. 

En dehors du basket, vous lisez beaucoup et vous vous intéressez à l’art, surtout au dessin, que vous pratiquez assidûment… 

Je fais des dessins réalistes, avec beaucoup de détails, mais j’apprécie plein d’autres formes d’art et de styles différents. De l’abstrait, parfois. D’ailleurs, je suis à la recherche de décoration pour ma maison. D’oeuvres d’art aussi. C’est vraiment très varié. 

On vous sent très proche de vos frère et soeur, Oscar et Ève, et de vos parents… Quel rôle ont-ils joué dans votre ascension ? 

Quand l’entourage fait les choses mal, tout le monde le remarque, mais quand il fait les choses bien, ça passe inaperçu. C’est pour ça qu’il était important pour moi qu’ils soient dans le documentaire. J’ai été ému de voir leurs interviews et ces images. Tous les athlètes de la terre rêveraient d’avoir une famille comme ça. Ce ne sont pas eux qui vont mettre les paniers, mais par leur dévouement et la stabilité qu’ils m’apportent, ce sont eux qui vont me donner l’occasion de les mettre. 

Un1que, Victor Wembanyama, dimanche 8 octobre à 21h10 sur Canal+

Par
Frédéric Lohézic