Une révolution scientifique
En publiant, en 2022, la séquence de l’ADN environnemental le plus ancien, il a ringardisé l’étude des fossiles. Le paléogénéticien danois Eske Willerslev (photo) et son équipe ont réussi à décrypter des fragments d’ADN anciens, prélevés dans des carottes sédimentaires au Groënland. Et avec l’aide de l’IA, ils ont pu reconstituer des séquences complètes, révélant ainsi une partie de la faune et de la flore de cette région à l’époque préglaciaire, soit 2 millions d’années.
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Un monde luxuriant
On découvre que ce désert arctique bénéficiait autrefois d’un écosystème très riche, avec une grande variété d’essences, dont des bouleaux, des mélèzes et autres conifères. Et que vivaient notamment en ces lieux des mastodontes (le cousin de l’éléphant), des rennes, des lièvres et des oies.
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Appréhender l’avenir
Comment la vie a-t-elle pu s’adapter dans ces contrées où l’obscurité régnait six mois sur douze ? Comment a-t-elle, ensuite, résisté à la glaciation ? Pour les scientifiques, l’étude de l’ADN environnemental ancien pourrait nous livrer des solutions face aux enjeux des bouleversements climatiques futurs.
Sur les traces du plus ancien ADN, jeudi 13 février à 21h10 sur France 5