Dès ses débuts, Robert Mitchum joue avec un naturel remarquable, à contre-courant de la vogue Actors Studio. Sa carrure, son flegme, son ironie en font un sex-symbol. Le témoignage de son fils, Christopher Mitchum, révèle aussi le père sensible et aimant que fut l’acteur…
Jeunesse misérable
Né en 1917 et très vite orphelin de père, il est poussé à quitter le foyer familial lors de la crise de 1929. En 1933, il se retrouve emprisonné à Savannah (Géorgie) pour vagabondage. Il y apprend à jouer des muscles pour se faire respecter.
Esprit libre
Dans les années 50, en pleine paranoïa anti-communiste, alors qu’il est convoqué par la commission McCarthy, il déclare : « J’ai peu de principes dans la vie, mais il y en a un auquel je tiens, c’est de ne jamais parler longtemps à des gens avec qui je n’aurais pas envie de prendre un verre. Derrière votre comptoir d’épicerie, je ne vois personne avec qui j’ai envie de prendre un verre. » Toutefois, en 1966, après une tournée au Vietnam, Robert Mitchum soutiendra ardemment la guerre.
Tempérament de feu
En 1952, l’acteur tourne sous la direction d’Otto Preminger Un si doux visage. Il doit gifler l’actrice Jean Simmons. Après plusieurs prises, le metteur en scène n’est toujours pas satisfait. Robert Mitchum s’avance alors vers lui et le gifle violemment ! Cela n’empêchera pas Otto Preminger d’engager à nouveau l’acteur, deux ans plus tard, pour La Rivière sans retour.
Robert Mitchum, le mauvais garçon d’Hollywood : dimanche 26 février à 22h25 sur Arte
HACÈNE CHOUCHAOUI