Opioïdes, business et addiction (France 5) – Oxy, Fentanyl… Enquête sur un scandale sanitaire qui a tué des milliers d’américains

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:27
© Premières Lignes TV
Ce soir France 5 propose une enquête édifiante sur les coulisses de la crise des opioïdes aux États-Unis. Un scandale sanitaire, qui met en lumière les liens troubles entre Big Pharma, un cabinet de conseil international, une agence publicitaire et des cartels mexicains...  

Enquête sur un stupéfiant marché

Aux États-Unis, depuis les années 2000, plus d’un million d’Américains sont décédés d’une overdose. Les trois quarts de ces morts sont causés par les opioïdes. Un fléau sanitaire et social dû à la législation libérale, à l’avidité des grands groupes pharmaceutiques. Derrière cette hécatombe, il faut bien prendre en compte la complaisance de médecins, abusés par des commerciaux, ou parfois soudoyés en connaissance de cause, pour prescrire ces drogues puissantes et addictives, qui sont vendues tout naturellement comme de simples antidouleurs.  

L’Oxycontin : l’origine du fléau

Aujourd’hui, dans certaines grandes villes américaines, il n’est pas rare de voir des "Zombies", ces toxicomanes qui errent dans les rues, rendus fous par des opioïdes. Si le président Trump incrimine les cartels latino-américains, tout a commencé il y a trente ans, lorsque la famille Sackler, à la tête de Purdue Pharma, a lancé l’Oxycontin. Ce puissant opioïde, présenté comme un simple antidouleur, va rendre accroc des millions d’Américains…

La ruée vers l’or blanc

Avec l’Oxycontin, Purdue Pharma a ouvert une véritable boîte de Pandore… Envieux de ce succès, de nombreux laboratoires se lancent à leur tour dans ce business lucratif, dont Insys, qui introduit le fentanyl : une substance cinquante fois plus addictive et dangereuse que l’héroïne ! En 2016, les autorités prennent enfin la mesure du désastre et interdisent la vente de ces pilules en pharmacie. Un « marché » aussitôt repris par les cartels mexicains… Jusqu’à aujourd’hui, ils continuent de noyer les rues américaines sous le fentanyl. 

Par
Hacène Chouchaoui