Discrète depuis qu’elle s’est mise à dos certains participants de Lol : qui rit, sort !, le jeu de Prime Video présenté par Philippe Lacheau, Blanche Gardin a finalement décidé de sortir du silence. C’est dans les colonnes du Point que l’humoriste et comédienne s’est confiée sur ses propos cinglants à l’encontre de LOL et sur les "seaux de vomi" qu’elle s’attendait à recevoir en pointant du doigt Amazon et ses énormes salaires.
Mais Blanche Gardin ne s’est pas arrêtée là et s’est aussi attaquée, dans cet entretien-fleuve, à certains quartiers de Paris. Si elle a grandi dans la banlieue parisienne avant de s’installer au cœur de la ville-Lumière à 22 ans à peine, la comédienne n’est plus aujourd’hui une Parisienne à plein temps. Elle a posé ses valises à la campagne pour vivre "entourée de nature" pour sa chienne Rita. Malgré ce "besoin d’espace" qui lui a fait changer de vie, elle retourne souvent à Paris où elle a toujours un pied-à-terre. Et c’est avec un regard toujours aussi cinglant et sans concession qu’elle dévoile ce qu’elle pense de la capitale. "La misère à Paris, il faut se la cogner. Et ce n’est pas au niveau individuel qu’on peut changer les choses", lance-t-elle tout d’abord.
Sa charge contre les politiques
"Quand je fais le chemin de chez moi, à Ménilmontant, jusqu’à chez ma mère qui est à Stalingrad, l’ambiance est tout bonnement médiévale. Les gars sont pieds nus, crackés, errants, les yeux exorbités. Ce sont des fantômes, des zombies", clame-t-elle en soulignant que la situation a empiré. "Quand on sait comment la situation est gérée, c’est encore pire. Rien n’est fait, dans le fond, pour régler le problème à la racine", dénonce-t-elle en accusant les pouvoirs publics de juste chercher à "déplacer les exclus et les cacher un temps" ou encore à les "repousser plus loin, près du périph ou des voies de chemin de fer en sortie de Paris", conclut-elle en regrettant aussi le manque de politique de réduction des risques sur la toxicomanie.
À lire également
Clara Kolodny