L’Épopée des femmes pirates (Arte) : Anne Dieu-le-veut, Mary Read… la piraterie au féminin !

Publié le 18 janvier 2025 à 13:22
© Goyaves/AMOUR FOU Luxembourg/E
Elles avaient choisi d’écumer les océans et de braver les interdits. Ce documentaire dresse le portrait de quatre femmes indomptables, qui ont fait régner la terreur. 

Anne Dieu-le-Veut, la rebelle 

Bretonne née en 1661, cette femme de caractère rejoint, en 1687, son époux à Saint-Domingue. Après deux ans de vie commune, ce dernier décède de la fièvre. Elle se remarie, mais son nouvel époux meurt peu après. La jeune veuve, mère de deux enfants et dont les terres sont convoitées par ses voisins, se lie à Laurens de Graaf, un flibustier hollandais qu’elle épouse à la suite d’un duel. Ensemble, ils vont courir les mers et piller les navires. Elle meurt en 1710, à Haïti.

Louise Antonini, corsaire corse 

Née à Ajaccio en 1771, fille d’un officier corse, elle rêve de devenir marin. Pour y parvenir, elle se travestit et se fait appeler Louis. La jeune femme se bat contre les Anglais avant d’être capturée et emprisonnée dix-huit mois, à Plymouth. Elle devient ensuite soldate. Plus tard, elle est grièvement blessée au Portugal et est démobilisée. Elle s’éteint à Nantes, à l’âge de 90 ans.

Mary Read et Anne Bonny, les furies de Rackham

Anne Bonny et Mary Read figurent parmi les plus célèbres pirates. Ces Anglaises se travestissent en hommes pour vivre leurs vies d’aventures. Elles écument la mer des Caraïbes avec leur chef, John Rackham, dont Anne est la maîtresse. On prêtera aux deux femmes une liaison qui aurait rendu jaloux Rackham, avant qu’il ne découvre la féminité de Mary. Capturées en 1720, elles échappent à la pendaison, car elles sont enceintes. Mary mourra de la fièvre jaune en prison en 1721, âgée de 40 ans, tandis que l’on perdra la trace d’Anne Bonny. Son père, un riche notable, aurait, dit-on, payé pour la faire libérer.

L’Épopée des femmes pirates : les filles du vent, samedi 18 janvier à 20h50 sur Arte

Par
Hacène Chouchaoui