L’officier de marine
Pierre Loti, de son vrai nom Julien Viaud, rêve de suivre les traces de son frère Gustave, médecin de marine. À 17 ans, en 1867, il entre à l’École navale. En 1906, il est promu capitaine de vaisseau. Pour cet orientaliste passionné, particulièrement attaché au monde ottoman, ses voyages à travers le monde vont nourrir son imagination littéraire.
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L’écrivain
Paradoxalement, ce grand voyageur, fasciné par l’exotisme et l’ailleurs – à l’image de sa maison de Rochefort, construite dans le pur style mauresque –, doit ses deux plus grands succès à des romans exaltant des provinces françaises. La Bretagne, avec Pêcheur d’Islande (1886), qui raconte la vie des terre-novas bretons, et le Pays basque, avec Ramuntcho (1897), une histoire de contrebandier, prétexte à évoquer la beauté sauvage des Pyrénées. Pierre Loti sera l’un des rares écrivains, avec Hugo, Barrès, Valéry, Colette et Césaire, à avoir les honneurs de funérailles nationales.
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Le diplomate
S’il n’est pas officiellement ambassadeur, Pierre Loti en a l’aura. Or, le 11 août 1913, il est reçu comme un chef d’état à Constantinople. L’écrivain sera même mandaté par Raymond Poincaré pour tenter, sans succès, de ramener l’Empire ottoman dans le camp des alliés.
Le Monde selon Pierre Loti, vendredi 26 à 22h35 sur France 5