Simonetta, muse de Botticelli
Pour peindre sa Vénus, le peintre florentin s’est inspiré de Simonetta Vespucci, surnommée la « sans pareille », tant sa beauté était exceptionnelle. Épouse d’un noble florentin, Marco, cousin du navigateur Amerigo Vespucci, elle meurt en 1476, dans la fleur de sa jeunesse, à 22 ou 23 ans. Botticelli achève de peindre son tableau neuf ans après sa mort. L’artiste était sans doute amoureux de sa muse, puisqu’il demanda à être enterré à ses pieds. Ce qui lui fut accordé, en 1510.
Un nu révolutionnaire
Cette déesse païenne émergeant des eaux, masquant avec sa main et sa chevelure ses attributs féminins, fut un bouleversement à une époque où l’art était essentiellement religieux. La jeune femme apparaît à la fois sensuelle et innocente.
Naissance d’une icône
Cette Vénus a inspiré de nombreux artistes classiques et contemporains, comme Ingres, Rubens et, plus près de nous, Andy Warhol ou David LaChapelle, lequel imagine une Vénus sur une plage hawaïenne. Le cinéma aussi s’en est emparé, comme lors de cette séquence de James Bond 007 contre Dr No, où l’on voit la sculpturale Ursula Andress émergeant sur une plage jamaïcaine, des coquillages dans les mains, sous les yeux fascinés de Sean Connery.
La Vénus de Botticelli, naissance d’une icône, vendredi 17 octobre à 22h25 sur France 5