Après avoir été révélé à la fin des années 1980 par "L’Excellente Aventure de Bill et Ted", et avant de crever l’écran dans "My Own Private Idaho" de Gus Van Sant, dont il partageait l’affiche avec River Phoenix, Keanu Reeves a creusé son sillon dans le cinéma indépendant. Mettant à profit son physique affûté, il prend des risques en s’investissant dans des films d’action où ses prouesses font merveille…
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Johnny Utah sur la vague
En 1991, la carrière de Keanu Reeves bat de l’aile, après une série de rôles jugés peu convaincants. Kathryn Bigelow n’en a cure. La réalisatrice veut le jeune Canadien pour être l’agent du FBI infiltré chez les surfeurs, dans son film Point Break. « Je vais en faire une star de film d’action », avait-elle parié.
Neo dans la matrice
Peu avant l’an 2000, Matrix se présente. Pour Reeves, qui aime l’expérimentation, jouer Neo, le surhomme de l’ère numérique des soeurs Wachowski, est une révélation : l’ex-hockeyeur s’épanouit dans l’apprentissage des arts martiaux… « C’est la fin de mes débuts », dira-t-il avec humour face au succès phénoménal de Matrix.
John Wick sur le fil
« J’aime bien ce type. Il se fait martyriser et, pourtant, il continue à se battre pour sa vie. Il a une face douce, qui contrebalance son ultraviolence », confie son interprète. S’il y a du blues dans le regard de John Wick (désormais héros d’une saga, dont le Chapitre 4 est sorti le 22 mars 2023), c’est que, comme lui, l’acteur a perdu sa compagne, treize ans avant d’incarner ce personnage.
Keanu Reeves, messie pop, mercredi 28 août à 22h40 sur Arte
ISABELLE MAGNIER