John Wick est très en colère : des gorilles sur-armés, à la solde de la mafia, viennent de pulvériser sa maison au lance-roquettes ! Adieu les tendres souvenirs de sa défunte femme, adieu son chien adoré. Lui qui pensait couler une paisible retraite se retrouve seul et sans-abri, avec, pour dernier compagnon, un pitbull qui le suit comme son ombre. Alors, quand il débarque à Rome pour honorer un contrat, la terre va trembler… Ainsi débute le volet 2 de la saga John Wick, nettoyeur aux méthodes expéditives, dont le mot d’ordre est : « Qui que ce soit, je les tuerai, je les tuerai tous ! »
Flingueur élégant
Sur le tournage, qui se déroule entre Montréal, Rome et New York, et qui débute en novembre 2015, Keanu Reeves est aux anges. Le comédien, révélé par Speed (1994) et Matrix (1999), donne un second souffle, inespéré, à sa carrière, grâce à l’immense succès commercial de John Wick. Ce personnage, il adore l’incarner : "Il ne vit pas dans le monde réel, mais dans son univers, avec sa propre mythologie, son code de l’honneur", explique Reeves. L’acteur est d’autant plus heureux qu’il est dirigé par un ami de vingt ans, Chad Stahelski. Cet ancien cascadeur, doublure de Keanu Reeves dans Matrix, a imaginé, avec son scénariste Derek Kolstad, un tueur apocalyptique au style novateur : un subtil mélange de bad boy (regard noir, tatouages, formules chocs) et d’élégance (costume noir, cravate, chaussures cirées). Un look très étudié, qui ne laisse pas indifférente Ares, jouée par Ruby Rose, la ravissante brune qui monte à Hollywood…
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Entraînement intensif
Lorsqu’il se mue en machine à tuer, le justicier sait se mettre en scène avec une maestria rare : il ne dégaine pas ses armes, il les saisit le temps d’une chorégraphie aérienne, proche de la danse… "On appelle cela le gun fun, explique Keanu Reeves, une technique qui combine judo, ju-jitsu et tirs sportifs. J’ai travaillé des mois, avec un professeur d’arts martiaux et un moniteur de tir, pour y arriver." Tant il est vrai que faire feu avec deux armes, tout en effectuant des pirouettes, est un exercice qui ne s’improvise pas. Autres moments forts : les combats au corps-à-corps, bluffants, mais d’une violence radicale (le film est interdit au moins de 12 ans). Pour maîtriser cette science des coups mortels portés à mains nues, le comédien a été formé par les instructeurs commandos des SWAT, l’élite des forces de police aux États-Unis. Résultat : entre les fusillades nourries et les redoutables coups de savate, John Wick, décidément sans pitié, va tuer, en 122 minutes, quelque 141 individus, ce qui fait une moyenne d’un mort par minute ! Ce ballet meurtrier, renouvelé quotidiennement sur le plateau, ne fut pas de tout repos pour Keanu Reeves, qui a tout de même dépassé la cinquantaine. Mais comme transcendé par son rôle, il confie : "Lorsque j’étais exténué, je pensais à John Wick : on lui tire dessus, il est renversé par une voiture et projeté à travers une vitre, mais il se relève toujours. Il est indestructible."
John Wick 2 : lundi 11 octobre à 21h105 sur TMC
Jean-Baptiste Drouet