“Si, à un moment, il me demande d’arrêter, parce qu’il n’a pas les moyens de le faire, bien sûr que je le ferai, même si c’est illégal." La journaliste et médecin Marina Carrère d’Encausse évoque, sans détour, la possibilité de mettre fin aux jours de son compagnon, Antoine, atteint de la maladie de Charcot, une maladie dégénérative atteignant les neurones moteurs, qui commandent la marche, la respiration…
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Gratitude
Alors qu’un projet de loi sur la fin de vie doit être présenté à la fin du mois de septembre par le gouvernement, la journaliste a voulu savoir ce qui se passait ailleurs. Cette enquête va la mener de la Belgique à la Suisse, en passant par une unité de soins palliatifs du Sud de la France et jusqu’au Canada. Depuis 2002, la Belgique a dépénalisé l’euthanasie. Ce sont les médecins de famille, intervenant auprès des patients, qui en font la demande. Pour le Dr Philippe Lebecq, donner la mort ne lui pose pas de problème moral : "Le dernier mot prononcé par mes patients est : “Merci.” Quand on capte leurs yeux avant qu’ils ne se ferment, c’est un regard de gratitude", confie le praticien.
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Dérives
À l’hôpital régional de Liège, Françoise, une Française atteinte d’un cancer avancé, a décidé d’en finir : "L’euthanasie, c’est médical, ça signifie que le médecin aide son patient à se libérer d’un mal pour lequel la médecine ne peut plus rien. Pour moi ça s’appelle de l’humanisme !" Mais l’enfer peut être pavé de bonnes intentions. Au Canada, où l’euthanasie a été légalisée en 2016, on voit déjà poindre des dérives. Certains songent à l’étendre aux pauvres et aux handicapés comme solution à leurs problèmes. Cela fait froid dans le dos ! Il faudra donc, aux législateurs, avancer avec prudence.
Fin de vie : pour que tu aies le choix mardi 26 septembre à 21h05 sur France 5