Ce mardi 5 septembre, Marina Carrère d’Encausse était invitée à l’antenne de France Inter. La médecin et présentatrice du Magazine de la santé venait présenter son nouveau documentaire intitulé « Fin de vie : pour que tu aies le choix » à découvrir le 26 septembre prochain sur France 5. Un reportage bouleversant qui questionne sur la fin de vie et le droit à l’euthanasie à travers l’histoire d’Antoine, le compagnon de Marina, atteint de la maladie de Charcot. Une maladie dégénérative incurable "qui tue entre 3 à 5 ans après le diagnostic initial" précise la médecin.
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Marina revient sur sa rencontre avec son compagnon "un jour, Antoine a poussé la porte de mon bureau, il venait d’apprendre qu’il avait la maladie de Charcot, il est médecin et avait arrêté de travailler tout de suite, il est venu nous proposer de faire un documentaire consacré à sa maladie, pour qu’elle éclaire une évolution de la loi" confie-t-elle "Je l’ai trouvé très émouvant et je me suis posé la question, puisque les choses sont allées très vite… de comment tomber amoureuse en quinze jours de quelqu’un qui a une maladie incurable" et d’ajouter "Charcot rend notre amour certainement plus intense et plus essentiel, puisqu’on n’a pas de temps à perdre".
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Interrogée sur le quotidien d’Antoine, Marina explique "Il va selon les jours, il est plus ou moins fatigué, il a une vie assez monacale, puisqu’il est allongé la majorité de la journée avec un masque pour respirer sur le visage". Un rôle d’aidant qu’on imagine compliqué pour la présentatrice de France 5 "Je vais moyennement. C’est difficile d’affronter l’inéluctable avec un amoureux, même si on croit au miracle, moi je n’y crois pas trop, lui espère toujours" lâche l’animatrice de France 5. "C’est difficile au quotidien. Cela dit, c’est lui qui souffre physiquement et psychologiquement, moi je ne fais qu’accompagner, le courage c’est lui l’a, ce n’est pas moi".
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"Très honnêtement c’est compliqué à vivre, mais j’espère lui apporter justement cet élan et cette envie de vivre" poursuit Marina "ce sont des années très difficiles, mais très essentielles" a-t-elle conclu. Si elle n’a pas toujours été favorable à l’euthanasie, aujourd’hui Marina Carrère d’Encausse affirme qu’elle accompagnera Antoine dans « ce geste ultime » s’il souhaite abréger sa vie.