Et si, après notre dernier souffle, nous nous transformions en terre fertile, pour nourrir la vie et devenir un arbre ? En Europe, des citoyens engagés plaident pour que le compostage des dépouilles humaines soit étudié, validé et légalisé. Aux Etats Unis, cette alternative à la crémation et à l’inhumation est déjà pratiquée dans deux Etats…
À lire également
Dis-moi ce que tu manges… (Arte) : L’histoire de notre alimentation de la Préhistoire à nos jours
MORT NATURELLE
La pratique est illégale en Europe. Pourtant, le compostage humain fait son chemin dans plusieurs pays. « Il n’existe que deux modes de sépultures autorisées : être enterré ou être brûlé, explique Cléo Duponcheel, dirigeante d’une entreprise de pompes funèbres à Bruxelles (Belgique). Pourtant, 99 % des gens qui m’appellent me demandent le compostage… » Dans les Ardennes belges, des expériences sont menées sur des cadavres de porcs, recouverts de compost végétal.
À lire également
Orangs-outans, nos cousins rouges de la forêt (Arte) – 3 choses étonnantes sur ces grands singes
Mais « l’humusation » pose des problèmes de respect de la nature, et surtout du corps du défunt. Il existe, au Royaume-Uni, des alternatives. La législation offrant plus de libertés, on y pratique, depuis vingt-cinq ans, des « enterrements naturels », notamment dans la forêt de South Downs. « Ici, les tombes sont peu profondes et creusées à la main, explique Rosie Inman-Cook, directrice de l’association des enterrements naturels. Les corps enveloppés dans un linceul sont déposés dans un cercueil fait en matériau durable. Pas de pierre tombale, pas d’indication, juste un arbre qui y est planté… »
Compostez-moi, mercredi 1er octobre à 22h30 sur Arte