Auschwitz, des survivants racontent (France 2) – Les témoignages bouleversants des rescapés des camps de la mort

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 16:19
INA
A travers les voix des survivants d'Auschwitz dont celle de Simone Veil, recueillies une décennie plus tôt, se dessine l'histoire du plus grand camp d'extermination nazi...

Simone Veil, déportée à l’âge de 16 ans

Transmettre pour ne jamais oublier. Ils sont 44 survivants des camps d’Auschwitz (dans la Pologne occupée par l’Allemagne), arrêtés parce que juifs, à livrer leurs terrifiants souvenirs de la période la plus abjecte de notre Histoire. « “Devoir de mémoire” est une expression que je n’aime pas beaucoup, confie Simone Veil, déportée à l’âge de 16 ans. C’est un besoin. Un devoir de transmission, parce que nous l’avons promis. Nous nous sommes toujours dit : il faut que l’on sache tout. »

L’horreur des camps de la mort

Au fil des cinq épisodes de ces confessions, l’horreur des scènes décrites semble irréelle. « L’arrivée au camp est une vision hors de la Terre, se rappelle Nadine Heftler. J’ai l’impression de ne plus être sur notre planète. » Dans ces camps d’extermination, les juifs sont gazés au Zyklon B, puis leurs corps brûlés, répandant une fumée et une odeur de « viande grillée » au-dessus de ce complexe de mort industrielle.

« Un jour, un monsieur vient me voir, raconte André Kahn, 15 ans à l’époque. Il me dit : “Je te vois triste, qu’est-ce que tu cherches ?” Je lui réponds : “Mes parents, mes frères, ma soeur…” Il me demande : “Est-ce que tu veux vivre ?” Je lui dis que oui ! ”Écoute-moi bien, il réplique. Tes parents ne sont pas là. Tu vois la cheminée ? Ils sont là. Alors, tu oublies ta famille et tu vis pour toi.” » Lorsque les camps d’Auschwitz-Birkenau sont libérés, le 27 janvier 1945, André Kahn, l’un des plus jeunes survivants, pesait 25 kilos pour 1,68 m.

Auschwitz, des survivants racontent, lundi 27 janvier à 21h10 sur France 2

Par
Thomas Gaetner