Au bout c’est la mer (France 5) : François Pécheux, dans les méandres du Kapuas

Publié le 2 août 2023 à 15:50
© Step by Step Productions
Cette 6e saison démarre à Bornéo, l’une des plus grandes îles de l’archipel indonésien. Le journaliste a parcouru près de mille kilomètres sur un fleuve peu connu. L’occasion d’y faire des rencontres inédites.

“Ne t’en fais pas, je te surveille…" Ce jour-là, sur le fleuve Kapuas, qui sinue jusqu’à la mer sur plus de mille kilomètres dans l’Ouest de l’île de Bornéo, en Indonésie, François n’en mène pas large. C’est pourtant lui qui a insisté pour prendre la barre de la barge, ou plutôt du bateau-maison sur lequel il met le cap sur la ville de Sintang. Mais c’est une chose de se rêver capitaine-aventurier et une autre de diriger un navire sur une étendue d’eau que l’on ne connaît pas. Prudent, le propriétaire de l’embarcation, Anaï, garde un oeil sur l’orang ferancis (le Français, en indonésien). « Il faut éviter les troncs d’arbres, qui peuvent transpercer les bateaux, et les baraques des chercheurs d’or, qui modifient le cours du fleuve. » Le journaliste s’étonne à voix haute : « Il y a donc de l’or ? Forcément, s’il y a des chercheurs d’or… »

À Bornéo, son périple démarre dans les monts Kapuas. Une pirogue bloquée par des rapides avec une demi-douzaine de pêcheurs s’efforçant de la faire passer par la berge. L’eau est fraîche, mais en copiant les gestes de ses compagnons de voyage, François découvre que l’on peut attraper avec les mains des poissons, pas très gros, coincés sous des blocs de pierres. Pas de quoi pavoiser, mais le baroudeur se prête au rituel à la grande joie des Indonésiens. Le fleuve abrite près de trois cents espèces, comme le gourami géant ou le rasbora. 

SUR LA PISTE DES HIRONDELLES 

Après dix heures de trajet et plusieurs changements de bateaux, François débarque à Selimbau, une petite agglomération, où les maisons sont bâties sur pilotis. Il y découvre deux choses : d’une part, que les habitants des deux rives de la ville s’affrontent à travers des batailles de cerfs-volants, et, d’autre part, que certains poissons élevés en aquarium et nommés arowana peuvent atteindre des sommes astronomiques dans un pays où le salaire moyen est de 300 euros. Des collectionneurs chinois ou coréens sont ainsi prêts à payer 2 500 euros et beaucoup plus encore pour les plus beaux spécimens.

Plus bas sur le Kapuas, à Sintang, François part sur la piste des hirondelles dont les cris incessants l’accompagnent depuis son arrivée à Bornéo. « Tidak, tidak (Non, non) », s’entend-t-il répondre quand il demande à pouvoir visiter les tours dédiées aux oiseaux près des maisons afin de comprendre ce qui s’y passe. Pas découragé, François s’obstine jusqu’à ce que Theo, un Indonésien d’un abord un peu bourru, finisse par lui ouvrir les portes et lui révèle le « mystère » des hirondelles (à découvrir dans l’émission !). Avant d’achever son voyage à l’embouchure du Kapuas, François fait une dernière pause sur un ponton de Pontianak, le temps d’être initié à l’art martial local : le pencak silat. Et de découvrir que l’on peut apprendre à se battre en imitant une… rose.

Au bout c’est la mer, mercredi 2 août à 21h00 sur France 5

FRÉDÉRICK RAPILLY 

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