Les équipes de Complément d’enquête contre-attaquent. Depuis la diffusion du numéro consacré à CNews, le magazine est très critiqué, notamment de la part des médias du groupe Canal+. La raison ? Quelques heures avant le début de l’émission, les équipes de Complément d’enquête ont été contraintes de couper au montage une séquence s’intéressant au non-respect du pluralisme de la part de la chaîne d’information en continu, comme l’avançait Reporters sans frontières. Cependant, l’Arcom a contredit RSF et a assuré que CNews ne contournait pas les "règles du pluralisme politique sur le mois de mars 2025 sur CNews, et s’il y en avait eu, nous les aurions identifiés et nous serions intervenus".
Tristan Waleckx dévoile ses échanges avec Pascal Praud
Ce lundi 1er décembre, Tristan Waleckx était présent sur le plateau de Quotidien en compagnie de la journaliste Lilya Melkonian. L’occasion pour le présentateur de Complément d’enquête de se défendre des attaques à répétition des médias de Vincent Bolloré depuis la décision de l’Arcom : "La plus grosse partie de l’étude RSF est toujours dedans, on a simplement supprimé la partie sur le temps de parole nocturne. Retirer cette séquence n’est pas du tout un aveu d’échec ou d’erreur, on maintient que toute cette séquence était vraie. En revanche, on n’a pas pu mettre à jour le contradictoire de l’Arcom. C’est pour ça qu’on n’a pas mis la séquence. C’est l’illustration de l’extrême prudence dont on fait preuve."
"Pascal Praud, il paraît très serein comme ça, mais il est un peu en panique appelle tous les jours"
Par la suite, Tristan Waleckx a révélé ses nombreux échanges avec Pascal Praud lors de la préparation de l’enquête : "Pascal Praud nous appelle tous les jours. Il paraît très serein comme ça, mais il est un peu en panique. Il nous engueule, nous dit que c’est n’importe quoi." Malgré ses efforts, le présentateur n’a pas réussi à obtenir un entretien avec la star de CNews. "Il nous a laissés miroiter une interview pendant des semaines." Néanmoins, Pascal Praud ne se privait pas pour solliciter Tristan Walceckx : "Pour quelqu’un de serein, il téléphone beaucoup. Quand Elisabeth Levy a appelé pour annuler sa venue, il m’a appelé pour me dire que ce n’était pas lui qui lui avait demandé. Elisabeth Levy m’a appelé juste après pour me dire : ‘Vous avez dit à Pascal que j’avais dit que c’était Pascal qui avait dit d’annuler’."