« Un naufrage », « Sidérant » : La réaction de Pascal Praud à la suite de la diffusion du Complément d’enquête sur CNews (VIDÉO)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:22
À la suite de la diffusion du Complément d'enquête consacré à CNews, Pascal Praud a réagi en direct sur la chaîne d'information en continu.

Comme en attestent les audiences, le numéro de Complément d’enquête diffusé jeudi 27 novembre était très attendu. Le magazine s’est intéressé au fonctionnement de CNews : "Entre succès d’audience, débats musclés et dérapages : CNews, la chaîne d’information en continu la plus regardée de France est aussi la plus sanctionnée du paysage audiovisuel." Selon Médiamétrie, 1,09 million de téléspectateurs étaient devant leur poste de télévision pour suivre cette soirée, permettant à l’émission de réaliser son record de saison.

Pascal Praud se paie Complément d’enquête

Ce vendredi 28 novembre, Pascal Praud a réagi au Complément d’enquête dès l’ouverture de son émission L’heure des Pros. Le journaliste s’est montré sans pitié avec le magazine, qui a pour rappel été contraint de couper des séquences en catastrophe après le démenti de l’Arcom adressé à Reporters sans frontières sur le pluralisme de la chaîne : "Il n’y a pas de contournements des règles du pluralisme politique sur le mois de mars 2025 sur CNews, et s’il y en avait eu, nous les aurions identifiés et nous serions intervenus." Du pain béni pour Pascal Praud : "Heureusement, l’Arcom a contredit RSF quelques heures avant la diffusion du reportage Complément d’enquête consacré à CNews. L’ennuyeux c’est que cette étude de RSF était le coeur de la démonstration de nos confrères montrer preuve à l’appui, pensait-il, que CNews enfreignait la loi. Panique hier quelques heures avant que l’émission soit diffusée, ce qui en dit long, d’ailleurs sur le sérieux du travail journalistique des mois d’enquête et à deux heures de l’antenne on coupe des séquences, on jette à la poubelle le tournage et les accusations font pschitt. Tout ça pour ça."

Par la suite, Pascal Praud a commenté avec ironie les séquences proposées dans le magazine : "Quant au reste du reportage, il y a c’est vrai des révélations fracassantes. J’aime beaucoup Nicolas Sarkozy, je le confesse, je suis démasqué. J’ai trouvé inique sa mise en détention. J’ai aussi appris qu’il n’existait pas de lien entre immigration et insécurité. Me voici rassuré, sauf bien sûr pour la mort de Lola et Philippine, tuées toutes les deux par deux personnes qui n’avaient rien à faire sur le sol de France. On se demande parfois où passe l’argent des Français. Le service public de l’audiovisuel coûte 4 milliards d’euros par an, 4 milliards ! Je ne sais pas combien a coûté leur reportage de France 2. Cyril Hanouna a avancé le chiffre de 400 000 euros hier, ce qui me paraît énorme. Ce qui est certain, c’est qu’il existe là une source d’économie possible. Est-ce que vous et moi devons financer des enquêtes mal ficelées, conduites sans rigueur, étayées par des données approximatives, voire des fake news ? Voici une question que la prochaine campagne présidentielle interrogera. Faut-il privatiser tout ou une partie du service public de l’audiovisuel ?"

"Il n’y a rien"

Dans la suite de son émission, Pascal Praud a multiplié les tacles à l’encontre des équipes de Complément d’enquête : "Ils vont pouvoir progresser et tirer les leçons de ce qu’ils ont fait", avant d’ajouter : "C’est un naufrage ce qui s’est passé, c’est même sidérant", poursuit Pascal Praud. "Il n’y a rien. Je regardais et à un moment, j’ai presque eu un fou-rire. Tu as travaillé pendant 10 mois et il n’y a rien, ça fait pschitt."

Par
Benoît Lesueur