Samuel Paty, le témoignage déchirant de sa soeur dimanche dans Sept à Huit sur TF1 : « Je ne l’ai pas reconnu »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:33
Chateau Cyril/ABACA
Ce dimanche 13 octobre 2024 dans Sept à Huit sur TF1 à 19h20, le "Portrait de la semaine" d'Audrey-Crespo Mara sera consacré à Mickaëlle Paty, la soeur de l'enseignant assassiné en 2020.

Le 16 octobre 2020, le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été décapité par un terroriste islamiste près de son collège du Bois-d’Aulne. Depuis, sa soeur Mickaëlle a enquêté sur les jours qui ont précédé l’assassinat, et sur le triste cours où tout a basculé, donnant lieu au livre Le cours de monsieur Paty, à paraître ce mercredi 16 octobre 2024.

Audrey Crespo-Mara consacre on "Portrait de la semaine" à Mikaëlle Paty

Mickaëlle Paty témoignera en exclusivité à propos du drame et de son enquête ce dimanche 13 octobre 2024 à 19h20 dans Sept à Huit sur TF1. L’infirmière anesthésiste mère de deux enfants est "Le portrait de la semaine" d’ Audrey Crespo-Mara, qui a dévoilé un extrait de cette interview poignante. La soeur de Samuel Paty se trouvait "au bloc opératoire" lorsque "peu après 20 heures", sa mère lui a envoyé un SMS "surréaliste" (qu’elle n’a pas supprimé et qu’elle montre à la caméra) lui annonçant que "Samuel vient peut-être de se faire tuer devant son collège". 

La soeur de Samuel Paty revient sur le jour de son meurtre

"Je rappelle ma mère, et j’écoute derrière, mon père, qui pleure. Et elle m’explique qu’elle a appris aux informations que un professeur nommé Samuel P. exerçant au collège du Bois-d’Aulne s’était fait tuer par un islamiste. Elle finit par me dire, juste avant de raccrocher, ils lui ont coupé la tête. Je réalise tout de suite ce que cette phrase veut dire", se souvient Mickaëlle Paty, qui est allée voir le corps de son frère à la chambre mortuaire avec ses parents. "Mes parents ont tenu à le voir. On est rentrés dans cette pièce très obscure où on voyait juste cet halo lumineux au-dessus du corps avec un drap blanc qui était volontairement remonté à la racine de son cou pour cacher la marque de sa décapitation. Et, là, je ne l’ai pas reconnu. Il avait des plaies partout sur le visage. Et puis, j’avais pas envie de le reconnaître, en fait, (…) en disant : ‘c’est pas lui, on s’en va, c’est bon, c’est une erreur’. Jusqu’au bout, j’ai essayé de pousser la dernière chance que ce soit pas lui. (…) Mais quand ma mère a hurlé ‘si, c’est lui’, il a bien fallu que je l’admette. Et elle a hurlé ‘ils l’ont massacré‘".

Par
Hugo Mallais