Dans le prochain épisode de la série "La Doc", diffusé le 4 juin, l’intrigue aborde deux thèmes : les violences conjugales et la solitude des ruraux. Deux sujets sociétaux d’actualité…
Oui et il faudrait faire preuve d’une grande naïveté ou vivre dans une cave, pour ne pas se sentir interpellé par les violences conjugales. Quant à la solitude des ruraux, et notamment des agriculteurs, elle se traduit par de nombreux suicides. Elle est d’autant plus difficile à vivre chez les jeunes qu’ils ont internet, ils sont donc informés, savent tout ce à quoi ils n’ont pas accès.
Si la série évoque donc les violences conjugales, dans l’actualité on parle désormais des agressions sexuelles en milieu hospitalier. L’omerta est-elle enfin brisée ?
Il faut faire une distinction entre le comportement absolument inadmissible et condamnable de chefs de service ou de cliniques, qui grâce à une hiérarchie bien implantée, estiment avoir un droit de cuissage sur les internes et externes, et ce qui peut se passer dans les salles de garde qui sont des sas de décompression dont vous avez besoin quand vous fréquentez tous les jours la mort. Moi j’ai été patron de salle de garde pendant près de 2 ans : il y avait pour ceux qui n’étaient pas en service, des fêtes avec de l’alcool, des vannes salaces, tout un rituel mais tout cela était bon enfant et se passait entre adultes consentants. Je n’ai jamais eu vent de dérapages, d’abus et de comportements inappropriés. Mais je ne dis pas que cela n’existe pas. Des chefs de service complètement dingues, j’en ai croisé ! Des mecs qui balançaient les instruments dans la gueule de l’externe parce qu’il ne lui passait pas le bon, j’en ai vu aussi.
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Le 31 mai, France 5 diffusait la dernière du Magazine de la Santé dans sa formule actuelle. Vous ne deviez pas assister à l’enregistrement et finalement…
Finalement je suis venu car Marina quitte l’émission et je me devais d’être à ses côtés pour sa dernière. Mais le magazine continue à la rentrée dans un nouveau format présenté par Jimmy Mohamed.
Vous avez enregistré deux émissions avec Marie Portolano. De quoi s’agit-il ?
Il s’agit de La grande expérience, l’une sur le sommeil, l’autre sur la mémoire. Pour la première, programmée avant l’été sur France2, nous avons réuni des volontaires dans un loft. Ils n’ont pas dormi pendant plus de 35 heures. Nous avons ensuite par des expériences montré les effets du manque de sommeil.
En amont des JO, vous présenterez également Comeback (titre de travail). Quel est le concept ?
Nous avons rencontré des athlètes qui vont participer aux épreuves olympiques ou paralympiques après avoir eu un traumatisme soit psychologique, soit physique et qui reviennent quand même. Ce sont des rencontres magnifiques et c’est le genre d’émission que j’ai désormais envie de présenter.
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Allez-vous porter la flamme ?
Oui, le 7 juillet à Chartres. J’ai été honoré qu’on me propose d’être Ambassadeur Santé des JO. Depuis 6 ans, je suis au conseil d’administration. C’est passionnant d’être dans les coulisses d’un tel événement. Ce rôle m’a permis d’être la vitrine d’un collectif intitulé Pour une France en forme, qui réunit des experts avec lesquels on propose des idées dont certaines sont en application comme les 30 minutes d’activité physique quotidienne dans les écoles.
Vous passez fin juin votre CAP de suisine. Quelles sont les spécialités du chef Cymes ?
Le gâteau au fromage à ma façon donc léger et peu sucré ! Ce CAP je le passe à la fois pour mon plaisir et pour m’évader.