« Je n’étais pas votre came, mais… » : Léa Salamé a fait ses adieux aux auditeurs de France Inter

Publié le 3 juillet 2025 à 9:51
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Nicolas Demorand et Léa Salamé se sont, non sans larmes, dit au revoir ce jeudi 3 juillet à la radio, alors que la journaliste animait sa dernière matinale.

En 2014, Léa Salamé rejoignait la matinale de France Inter pour y assurer les interviews, avant de devenir co-animatrice de la quotidienne radio trois ans plus tard. Aujourd’hui, elle a présenté sa toute dernière émission avant de récupérer les commandes du journal télévisé de 20h de France 2 à la rentrée.

La dernière matinale de Léa Salamé avant de présenter le JT du soir sur France 2

Pour son départ, la journaliste a eu droit à de nombreuses surprises, comme la reprise en live par Feu Chatterton! de Drôle de vie de Véronique Sanson, qui lui a dédié cette chanson qui lui tient à coeur. "Je ne m’y attendais pas du tout, du tout. Et on avait dit : pas de nécro ! On avait dit ‘on n’en fait pas trop’ ! Vous avez tout raté, vous avez tout menti, on avait dit, on n’en fait pas des tonnes !", a-t-elle réagi. "Il fallait pas partir, Léa, on a pris le pouvoir !", a rétorqué Nicolas Demorand. Léa Salamé a également eu droit à une interview vérité par son amie Charline Vanhoenacker dans laquelle elle a appris qu’elle avait passé les castings pour Soir 3 il y a plus de dix ans. "Je vous jure que je ne m’en souvenais plus !". Celle dont le nom de naissance est Hala Léa Salamé a évoqué ses origines libanaises et ce que cela représente pour la nouvelle page de sa carrière qu’elle s’apprête à écrire en succédant à Anne-Sophie Lapix pour qui elle a eu de tendres mots: "Je ne voyais pas le symbole, et en fait, il y a un symbole. C’est une institution, le 20h, comme la matinale de France Inter. C’est vrai que je suis née ailleurs, que j’ai été dénaturalisée à l’âge de 10 ans et que ce n’était pas écrit que je dois faire le 20h ou la matinale d’Inter. Ce n’était pas du tout ce qui était écrit".

Léa Salamé : sa déclaration touchante aux auditeurs de France Inter

Puis, est venu le moment des adieux : "Comment vous dire combien je redoutais ce moment, dire au revoir à cette matinale que j’aime tant, (…) à cette rédaction formidable. À vous, auditeurs, combien tout cela est une épreuve pour moi parce que c’est une page de plus de dix ans que je tourne ce matin, la plus belle expérience professionnelle de toute ma vie. (…) Je n’avais ni les codes ni le style d’Inter, peut-être peut-on dire que je n’étais pas exactement votre came. Mais vous m’avez laissé grandir, m’adoucir, changer, couper moins la parole, vous m’avez apprivoisé et parfois, je me dis même que vous m’avez peut-être adoptée. Inter restera ma maison. J’y reviendrai si vous voulez encore de moi, je vous le promets".

Nicolas Demorand triste du départ de Léa Salamé : "Ça va être dur"

Son dernier mot a été "pour toi, Nico", son co-animateur qu’elle a choisi de tutoyer ce matin pour "la première fois à l’antenne" : "Une rencontre comme ça dans le travail, c’est impossible. Ça n’existe pas. On ne se connaissait pas il y a huit ans, on s’est jaugé, on s’est reniflé, on s’est apprivoisé, et puis très vite, on s’est aimé. Qu’est-ce que j’ai appris avec toi, qu’est-ce qu’on a parlé aussi, qu’est-ce qu’on a ri, qu’est-ce que j’ai aimé faire et refaire les interviews la veille pour le lendemain avec toi au téléphone (…). Tu es aussi un des mecs les plus profonds et les plus érudits que j’ai rencontré dans toute ma vie. Je t’aime, merci pour tout, merci pour tout ce que tu as apporté à ma vie, pour le supplément d’âme et d’humanité". Les larmes aux yeux et la gorge nouée, son ami et confident Nicolas Demorand a répondu : "Merci pour tout Léa, pour la grâce, pour la générosité, pour le rire, pour les colères, pour les coups de cœur, pour les fulgurances, pour tout ce qui fait que tu es toi, puissante, aimante, douce. Mon amie, je préfère m’arrêter là, et juste dire à quel point tu vas me manquer. Ça va être dur".

Par
Hugo Mallais