Arrêt de C8 : Accusé d’avoir voulu se débarrasser de Cyril Hanouna, l’Arcom sort du silence

Publié le 24 février 2025 à 11:19
C8
Alors qu'un journaliste du JDD assurait dans TPMP avoir entendu des représentants de l'Arcom se moquer de Cyril Hanouna et de la fermeture de C8, le régulateur de l'audiovisuel a fait une mise au point.

Le 21 février dernier, Jules Torres, journaliste au Journal du Dimanche, s’était rendu sur le plateau de Touche pas à mon poste pour apporter un scoop auprès de Cyril Hanouna. L’éditorialiste a raconté avoir déjeuné quelques heures plus tôt dans un restaurant à côté de "deux hommes et une femme travaillant à l’Arcom", en précisant que le siège de l’autorité publique est situé "à quelques centaines de mètres" des locaux du JDD. Celui qui est également chroniqueur sur CNews et Europe 1 explique avoir entendu une conversation entre les employés de l’Arcom, qui se seraient moqués de la fermeture de C8 en déclarant : "On nous a demandé de virer Hanouna, on l’a fait. On a fait notre boulot. On est bien contents de s’être payé le groupe Bolloré", "Nous, on s’en fout de mettre au chômage 400 potes d’Hanouna".

L’Arcom répond au groupe Canal+

Face à ces accusations reprises par tous les médias du groupe Canal+, l’Arcom a décidé de réagir en publiant un communiqué ce dimanche 23 février : "L’Arcom a pris connaissance des affirmations par voie de presse selon lesquelles des personnes travaillant en son sein auraient commenté, dans des termes inappropriés, le 21 février, la décision de ne pas renouveler l’autorisation de C8 sur la TNT." Le gendarme de l’audiovisuel a réfuté les faits avancés par le JDD : "L’Arcom précise qu’aucun des membres du collège, en fonction actuellement ou lors de la décision rendue publique le 12 décembre 2024, et seuls décisionnaires, ne se trouvait dans le quartier mentionné le 21 février dernier. Par ailleurs, contrairement à ce qui a été indiqué à l’antenne d’Europe 1, le siège de l’Arcom ne se situe plus dans ce quartier depuis le début du mois de janvier. En l’état, l’Autorité ne dispose d’aucun élément factuel permettant d’accréditer les propos allégués et se réserve la possibilité d’engager toute démarche pour assurer sa protection et celle de ses agents."

Dernière semaine de diffusion pour C8

Dans la fin de son communiqué, le régulateur est revenu sur ses décisions en apportant des justifications : "L’Arcom rappelle également que la décision de diffusion de 10 chaînes gratuites sur la TNT à l’échéance des autorisations en cours, et de ne pas renouveler celles des chaînes C8 et NRJ12, a été fondée sur un examen comparatif des 19 projets présentés, selon les critères définis par la loi, examen qui a conduit à autoriser deux nouvelles chaînes. Le Conseil d’Etat, dans une décision motivée rendue publique le 19 février, a confirmé la légalité de cette procédure et de son aboutissement."

Par
Benoît Lesueur