Vous semblez avoir adoré faire Mask Singer…
Oui, je me suis vraiment beaucoup amusée. C’était très chouette à faire, l’équipe était formidable. Du début à la fin, tout était agréable : choisir les chansons, travailler avec la coach vocale… Ça tombait très bien parce que j’étais en train de concevoir un café-concert, Viens poupoule, avec un camarade de music-hall où on interprète 17 chansons à nous deux !
Vous n’avez malheureusement pas été jusqu’au bout de l’aventure…
J’aurais pu être rattrapée par le public pour chanter la quatrième chanson, Drôle de vie de Véronique Sanson que j’avais préparée, mais… Ils aiment pas les oiseaux ! (Le Canard et le Vautour ont été éliminés dès le 1er épisode, ndlr). Le côté bec pointu, c’est vrai que c’est pas attendrissant. Vous me direz, la Méduse, ça ne l’est pas forcément non plus, mais c’est plus mignon. Ils m’ont dit que les oiseaux sont rarement sauvés par le public.
En tant que petite-fille de couturière, vous étiez dans votre élément ?
C’est quand même rare maintenant d’avoir une émission qui emploie autant d’artisans du spectacle. Quand j’étais jeune, il y avait Maritie et Gilbert Carpentier – j’étais quand même très jeune !… Mais depuis, des émissions qui emploient des décorateurs, des costumiers, des couturières, des dessinateurs pour concevoir les costumes, il n’y en a pas beaucoup ! Ça, ça m’a beaucoup plu. J’aime mon métier mais aussi tous les gens qui vivent autour et qui ont du talent. Et les pièces en costumes sont extrêmement rares maintenant.
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Ça vous tenait à coeur de choisir le personnage du Phoenix pour votre costume ?
Oui, alors, on vous présente gentiment un petit catalogue avec différents costumes, mais on vous suggère quand même que ce serait peut-être pas mal de prendre celui-là… (Rires). Ce qui est drôle, c’est que lundi aux Molières, ma fille (Sara Giraudeau, ndlr) a parlé de moi comme un Phoenix qui renaît de ses cendres. Après, on m’a dit : ‘Mais ta fille a donné un indice !’. Mais non, c’était pas un indice qu’elle a donné ! Je crois qu’elle ne s’en rappelait même plus, qu’elle avait carrément oublié que j’avais ce costume ! En tout cas, je suis bien contente qu’elle ait eu le Molière. C’est très bien pour la reprise de sa pièce Le syndrome de l’oiseau qui est magnifique…
Le costume était-il difficile à manoeuvrer ?
Il était très, très beau, mais c’est la loi de tous ces costumes, il y en a peu qui laissent beaucoup d’amplitude au mouvement. La contrainte de celui-là, c’était les ailes. ll y avait un corset très serré pour les tenir. Donc je bougeais les bras tout le temps, c’était la seule chose que je pouvais bouger !
Pour brouiller les pistes, vous avez chanté en voix de tête, puis en espagnol…
Comme j’ai plutôt une voix lyrique au naturel, j’ai décidé de chanter Ziggy en voix de tête. Pour l’espagnol, je parlais vraiment très bien la langue quand j’étais jeune. Donc pour me faire plaisir, j’ai chanté Historia de un amor. J’aurais adoré faire un rôle en espagnol au cinéma, d’ailleurs.
Avez-vous essayé de démasquer d’autres personnages dans les coulisses ?
Ils font ça vachement sérieusement, dans cette émission ! Oh la la… Je demandais : "Mais qui est-ce qu’il y a là, sous ce costume ?! À chaque fois que je la croise la Biche, elle est minuscule ! Elle m’arrive à l’épaule ! Qui c’est ?!". Elle n’a pas été découverte, je ne sais toujours pas qui c’est, il n’y avait rien à faire je n’ai pas pu leur tirer les vers du nez !
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Vous avez dû vous plier à un dispositif de taille et vous camoufler lors de vos trajets vers le studio pour préserver votre identité…
Oh, c’était drôle ! D’ailleurs, il y a une anecdote assez marrante. Un jour, j’étais avec mes deux chauffeurs, j’étais à l’arrière de la voiture toute en noire, masquée… Dark Vador, quoi, vraiment ! Les vitres n’étaient pas teintée, et juste en arrivant au studio, on est coincés par deux voitures de police. On a failli rentrer dedans ! Ils en avaient après le scooter qui était devant nous. Ils l’arrêtent, et là, un flic se dirige vers notre voiture et regarde à l’intérieur. Je dois dire qu’on a pleuré de rire parce que s’il voit Dark Vador derrière ses deux chauffeurs, il va forcément croire qu’on va faire un casse ! (Rires)
En tentant de vous démasquer, les enquêteurs avaient évoqué les noms d’Amanda Lear, Chantal Lauby, et Mathilda May parmi leurs pronostics…
Amanda Lear, ça aurait pu être plausible, hein ! On a quand même un petit tempérament voisin. Mais je savais que Michèle (Bernier, ndlr) allait me trouver assez vite, on se connaît un peu et elle connaît ma voix. Kev Adams, par exemple, je ne l’ai jamais rencontré, il ne me connaît pas, ce n’était peut-être pas un fan d’Une famille formidable, j’en sais rien ! Il est un peu plus loin de ma sphère que Michèle.
Quelle est votre actualité ?
J’espère bien reprendre mon spectacle de music-hall Viens poupoule dans un théâtre la saison prochaine ! Et je suis actuellement au salon du livre de Chateauroux à l’occasion de la sortie de mon dernier roman Le Tour des Arènes.
Propos recueillis par Jordan Landreau