Vous avez des univers artistiques assez différents. Oulaya, vous êtes plus dans le cinéma dramatique, tandis que Melha, vous évoluez davantage dans l’humour. Comment avez-vous trouvé un équilibre dans votre duo ?
Melha Bedia : L’équilibre s’est fait naturellement, parce qu’on est déjà très amies dans la vraie vie. On a une vraie complicité, une base amicale hyper sincère, entre le quotidien, les vacances, tout ce qu’on a pu vivre ensemble.
Oulaya Amamra : C’est vrai, exactement, on a tout dit !
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Justement, cette complicité a-t-elle été un atout ou un défi ?
Melha : Moi, je n’ai pas eu de problème avec ça ! (rires)
Oulaya : Heureusement qu’elle était là…
Melha : Je trouve qu’on était un peu en mode good cop, bad cop (rires). Oulaya ne se rend pas compte à quel point elle est marrante.
Oulaya : Toi aussi, tu me touches, ma sœur !
Melha : Moi aussi je t’aime, mais je ne sais pas ce que je pense de ta veste, honnêtement (rires).
Avez-vous préparé une stratégie avant le tournage ?
Oulaya : Oui, on avait énormément d’anecdotes, donc il a fallu trier. On voulait tout raconter !
Melha : Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’on est des joueuses dans la vie. Monopoly, poker, tout ça… On s’est tout de suite prises au jeu. On voulait gagner !
Oulaya : Oui, on a joué notre vie ! Il y avait de la stratégie, un peu de bluff, essayer d’induire les gens en erreur.
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Qui est la meilleure menteuse entre vous deux ?
Melha : Oulaya, c’est une meilleure comédienne que moi. Elle joue mieux, donc elle ment mieux !
Oulaya : Non, non, c’est elle ! Elle est très forte, mais dans la vraie vie, ce n’est pas une mytho.
Melha : Moi, je mens parce que la réalité est trop dure. (rires)
Quel est votre plus gros mensonge ?
Melha : Alors moi, c’est un délit… mais j’ai purgé ma peine ! (rires) Un jour, je me suis fait arrêter par la police sur un scooter 125 sans permis. J’ai essayé d’usurper l’identité d’Amel Bent et de Leïla Bekhti en mixant leurs dates et lieux de naissance… Mais au commissariat, quelqu’un m’a reconnue à cause des Lascars. Résultat ? Garde à vue à Louis Blanc et amende payée.
Oulaya : Je crois que je ne mens pas tant que ça. En vrai, je me balance toute seule !
Melha : Elle est trop honnête !
Vous jouiez pour une association. Aviez-vous une pression supplémentaire ?
Melha : Oui ! On voulait que notre association gagne. On représentait Life, qui fournit des repas et un accès à l’eau potable aux plus démunis. C’était important pour nous.
"On s’est bien fait avoir !"
Cette expérience vous a-t-elle donné envie de collaborer sur d’autres projets ensemble ?
Oulaya : Oui, clairement. Melha, je l’admire énormément, c’est une perle rare du cinéma qui est encore sous-exploitée.
Melha : C’est la meilleure actrice de sa génération. Vivement son César !
Vous êtes très proches dans la vraie vie. Avez-vous une anecdote ensemble à nous raconter ?
Melha : On a un problème avec le casino… On adore jouer ! Dernièrement, on était à Bandol, on devait prendre un train… et on l’a décalé juste pour pouvoir continuer à jouer. Pas pour repartir riches, hein. On a perdu !
Oulaya : La vérité, on perd toujours. Ne jouez pas ! (rires)
Pourquoi faut-il regarder Liars Club ?
Oulaya : Vous allez être surpris, choqués et vous allez beaucoup rire !
Melha : Et surtout, vous allez découvrir que certaines personnes sont de très bons menteurs… On s’est bien fait avoir !