Le 4 novembre 2016, c’est tout Buckingham Palace qui tremblait. The Crown, série qui osait montrer, et imaginer, la vie de la famille royale derrière les portes closes, débarquait sur Netflix. Durant 6 saisons, son créateur de génie Peter Morgan, déjà scénariste du film The Queen de Stephen Frears en 2006, a fait défiler sous nos yeux ébahis l’histoire de la Reine Elisabeth II, de son sacre en 1953 aux décennies de tumulte familial. "Peter Morgan a une relation merveilleuse avec ce sujet, et continuer de l’étudier à chaque projet. Faire partie de son voyage est extraordinaire. Je pense que la façon dont il a choisi de terminer cette aventure est extrêmement belle" dépeint Imelda Staunton, qui incarne la souveraine depuis deux saisons. 7 ans plus tard, le chapitre se referme. "C’est certainement le show le plus épique sur lequel j’ai travaillé ! raconte Leslie Manville (Princesse Margaret) Je pense que nous étions tous impressionnés les uns par les autres. Tout le monde voulait exceller !"
Raconter avec respect
Multirécompensée, adoubée par les spectateurs du monde entier, The Crown a toujours fait preuve d’une grande dignité envers la famille royale. En particulier lors de cette ultime saison marquée par les drames à l’écran comme à la vie. "Nous avons attaqué le tournage, puis, très peu de temps après, la reine est morte, confie Imelda Staunton. Nous avons tout mis en stand-by, l’ambiance était lourde. Quand nous avons repris, quelque chose avait changé. Dans le monde, en Angleterre et encore plus sur The Crown." Autre difficulté de cette ultime saison : la mise en scène des derniers jours de Diana à Paris qui ont marqué les comédiens mais aussi l’équipe technique. "Au milieu des figurants jouant les paparazzis hurlants, je me suis sentie prise au piège, confie Elizabeth Debicki, l’interprète de Diana. Ce fut une expérience particulièrement désagréable. Mais il a fallu tenir bon car c’était une partie importante de l’histoire à raconter". En coulisses, certains laissent même couler leurs larmes. Sombre, Dominic West qui joue Le prince Charles, se souvient. "Nous tournions une scène à Paris où Charles doit se rendre à la morgue pour identifier Diana. Dans ce genre de moment difficile comme celui-là, il y a toujours quelqu’un pour faire une blague, détendre l’atmosphère entre les prises. Pas cette fois-ci. Je pense que tout le monde se souvient très bien à quel point nous étions tristes".
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Un final en grande pompe
Mais entre mariages et enterrements, la série va tirer sa révérence dans la ferveur et la liesse comme le raconte Olivia Williams. "Nous avons eu beaucoup de chance de faire partie de la toute dernière scène de la série, après dix années de travail. Nous filmions le jour de notre mariage dans une jolie ville du Kent appelée Rochester. Nous avions envahi toute la rue, 400 figurants agitaient des drapeaux avec nos visages dessus et une fanfare jouait. Ce fut un moment inoubliable". Et si les costumes et accessoires de la série seront vendus aux enchères en février à Londres et en ligne, on ne peut que se demander si les comédiens ont tenté quelques chapardages sur le tournage… "J’ai essayé de voler les boutons de manchette de Charles car ils sont magnifiques, avoue Dominic West. Mais j’ai été pris en flagrant délit comme un enfant ! Au final, j’ai juste réussi à garder un torchon avec nos visages dessus (Rires)". Quant à la couronne, celle portée par Claire Foy, lors du sacre d’Elisabeth II en saison 1, "elle a été volée quelque part dans le nord de l’Angleterre, une nuit alors qu’elle trainait dans une camionnette ! Oui, quelqu’un a osé dérober les joyaux de la couronne !". Heureusement, les diamants comme The Crown sont éternels.