Ce sont des critiques qui avaient beaucoup touché Nawell Madani. Le 7 avril 2023, Netflix lançait Jusqu’ici tout va bien, une série écrite et réalisée par l’humoriste. Cette dernière y joue également le rôle principal, celui d’une journaliste, Fara Bentayeb qui travaille pour une célèbre chaîne d’info en continu. Malgré son expérience, elle ne parvient pas à obtenir son emploi de rêve, celui de présentatrice du JT. Lorsque sa carrière décolle enfin, elle met sa place en danger en aidant son frère à échapper à la police. Mais ses sœurs et elle deviennent alors la nouvelle cible d’un baron de la drogue joué par Djebril Zonga, son compagnon dans la vraie vie.
Si Jusqu’ici tout va bien a eu un grand succès sur Netflix, la série a également été visée par de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont reproché à Nawell Madani d’avoir produit une fiction avec des clichés stigmatisants pour la communauté maghrébine. Invitée sur le plateau de Clique à l’époque, l’humoriste n’avait pas caché sa peine face à la violence des critiques : "Je ne comprends pas. J’ai fait un projet qui met les femmes en valeur pour moi. On m’a toujours dit que c’était l’intention qui comptait. Moi, mes intentions étaient nobles. J’ai voulu parler des femmes de quartiers, celles qui se battent, qui se battent pour leurs frères… Comment ces filles prennent la place du père qui part ou même de la mère (…) J’ai mis une femme voilée, rayonnante, qui est solaire, qui est beaucoup plus posée que le reste de ses sœurs... J’ai aussi casté des gens que l’on n’a pas l’habitude de voir à l’écran. Quand on écrivait, on était une équipe, on se disait qu’il fallait qu’on parle un peu de tout. On ne voulait pas uniquement aborder le racisme ou le sexisme que l’on peut rencontrer dans les médias. On voulait aussi s’intéresser au quartier, à la famille (…) Entendre que tu as stigmatisé davantage avec ton projet… Je mets les femmes à l’honneur, ce sont des piliers. On a fait un score extraordinaire sur Netflix, c’est ce qui compte le plus."
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Plus d’un an après, Nawell Madani semble avoir digéré ce moment houleux de sa carrière. Celle qui revient sur scène avec son spectacle Tout court s’est ainsi livrée dans les colonnes de Télécâble Sat sur cette expérience : "Je prends les critiques, c’est normal ! J’ai envie de m’améliorer mais jamais une série n’a autant été décortiquée. On m’a dit : « Laisse la drogue et les braquages aux mecs. Fait tes petites comédies romantiques. »"
"Même pour mon premier spectacle, on disait que ça fonctionnait parce que j’étais « fraîche ». Ce n’est jamais parce que je suis drôle", poursuit Nawell Madani, qui assure avoir suscité la controverse uniquement au sein de l’hexagone : "Dans la série, j’avais envie de montrer des femmes maghrébines fortes. C’était nouveau. Dès qu’on est des Amazones, on nous dit que ce n’est pas crédible. La série a été numéro 1 en France et dans 47 autres pays. Il n’y a qu’en France que j’ai eu ces critiques."