Pensiez-vous un jour décrocher un rôle mélangeant polar, humour, porno soft et raclette ?
Bérangère McNeese : les quatre en même temps, non ! (Rire). L’idée du film est de jouer avec les codes du film d’horreur tout en gardant un esprit léger. Pour l’aspect porno, on lorgne plutôt du côté des Bronzés ! Il y a une patine "années 70" assez forte, on ne voit jamais rien. C’était très drôle à tourner. François Descraques, le réalisateur, était très carré sur ce qu’il voulait esthétiquement. C’était très précis. Nous avions une grande liberté, toujours encadrés pour les scènes porno par une vraie coordinatrice d’intimité.
Justement, c’est le rôle que vous jouez dans le Mortelle raclette…
Tout à fait. J’incarne Solange qui se joint à cette équipe de potes. C’est probablement celle qui est le moins à l’aise avec le projet. Elle est également dans une démarche écologique, comme cela existe aujourd’hui dans le cinéma. Elle arrive sur le tournage, pleine de bonne volonté. Je suis très heureuse qu’on puisse rire de tout, y compris des choses auxquelles on croit.
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Est-ce que vous êtes une adepte des "slasher movies" ?
Pas du tout ! J’ai vraiment très peur des films d’horreur. En général, je ne vais jamais au-delà de la moitié, j’ai tendance à ne pas réussir à dormir… Le pire pour moi ? Les films de fantômes. Avec le slasher, si tu fermes ta porte à clé et que tu as inspecté chaque coin de la maison, ça devrait bien se passer. Mais se débarrasser des esprits, c’est interminable…
Comment se passe le tournage de la nouvelle saison d’HPI ?
Pour l’instant, c’est hyper réjouissant. C’est vrai qu’il y a quelque chose d’émouvant car c’est l’ultime saison. Heureusement, le tournage va s’étendre sur une période un peu longue – on a quand même huit épisodes à tourner – mais c’est une accumulation de dernières fois. Je n’avais aucune idée que cette série nous suivrait, comme cela, pendant cinq ans. Ces gens sont devenus ma famille et le tournage, un rendez-vous annuel. C’est vraiment bizarre… Mais j’essaye d’apprécier chaque prise, chaque moment.
Cette série a changé votre vie et votre carrière…
Bien sûr. L e personnage de Daphné, c’est celui dont on me parle le plus dans la rue. HPI, ce sont des millions de téléspectateurs, je le ressens au quotidien. C’est une série qui a réussi à rentrer chez les gens, c’est inédit. Et j’espère que ces téléspectateurs auront envie de me suivre dans d’autres aventures.
Bérangère McNeese, d’actrice à réalisatrice !
Est-ce que vos liens avec Audrey Fleurot se sont renforcés au fil des années ?
Inévitablement, on se voit tous les matins au maquillage ! C’est une personne pour qui j’ai énormément d’admiration. Elle est brillante, c’est une acharnée. Elle a une capacité de travail hallucinante. Moi j’aime bien travailler, c’est vraiment un truc qui prend de la place dans ma vie mais Audrey joue dans une autre catégorie ! (Rire). Sur HPI, elle veille sur tout. C’est une chance d’avoir pu travailler avec quelqu’un comme elle, à ce moment-là de ma vie.
Vous avez récemment réalisé votre premier long métrage. De quoi parle-t-il ?
Ce n’est pas du tout de la comédie ! C’est l’histoire d’un groupe de jeunes filles qui décident de vivre en marge de la société. Elles travaillent en boîte de nuit et accueillent dans leur "famille", une ado de 15 ans. C’est un film que j’ai écrit il y a quelques années et qu’on a tourné au printemps dernier. Je suis en train de le "fignoler" pendant que le distributeur l’envoie dans des festivals. On essaye de le faire voyager avant une sortie en salles. C’est une expérience extrêmement intense. Être réalisatrice, c’est être capitaine du bateau. Ça me fait d’autant plus apprécier le rôle de comédienne !