Ce sont des images spectaculaires qui deviennent de plus en plus récurrentes. Ces dernières années, les chutes se sont multipliées sur les routes du Tour de France. La combinaison entre des tracés innovantes et les prises de risque des coureurs portés par de gros enjeux entraînent souvent de la casse lors de certaines étapes. Trop pour Michael Wood, qui a fait part de sa colère dans un article publié sur son blog personnel ce mardi 8 juillet : "Quoi qu’en dise ASO (Amaury Sport Organisation, l’organisateur du Tour de France, ndlr) ils adorent les accidents, le sang, les vélos cassés et un pauvre bougre qui se retrouve dans une ambulance, c’est ce qu’ils aiment vendre."
Michael Woods s’en prend aux organisateurs du Tour de France
Engagé sur son cinquième Tour de France, Michael Woods a expliqué être en désaccord avec les responsables de la Grande Boucle, à qui il reproche de ne pas prendre assez en compte le bien-être des coureurs : "Alors que j’écoutais la présentation en français, il a dit quelque chose du genre : ‘Les coureurs doivent aussi prendre davantage de mesures pour réduire les risques, et s’ils ne le font pas, ils pourraient être obligés de porter des équipements de protection à l’avenir’. Il a dit cela comme si le port d’un équipement de protection était punitif. Pour moi, cela démontre une grande incompréhension de ce que veulent les coureurs."
"Il est absurde de…"
"Il est absurde de nous avertir que nous serons punis par l’obligation de porter des équipements de sécurité", poursuit le Canadien. "ASO dit aux coureurs : ‘Vous devez prendre moins de risques’. C’est comme si la NBA disait à Steph Curry : ‘Vous devez faire moins de tirs à trois points’. Cela ne sert à rien. Si la NBA voulait qu’il y ait moins de tirs à trois points dans un match, elle changerait les lignes. Si ASO et l’UCI veulent vraiment rendre le sport plus sûr, ils devront faire la même chose." Pour conclure, le coureur de la formation Israel-Premier Tech a réclamé davantage de progrès en termes de sécurité sur les courses : "L’UCI et ASO ont pris des mesures en ce sens, et je suis optimiste quant aux progrès réalisés. Cependant, rien d’assez spectaculaire n’a encore été fait pour réduire de manière significative les risques et les accidents."