Un grand espoir du rugby français condamné à 10 ans de réclusion pour tentative de meurtre

Publié le 8 décembre 2022 à 15:33
Abaca
Luca Mariani, ancien joueur prometteur du Castres Olympique, a été condamné à 10 ans de réclusion après la violente agression de l’ex-conjoint de sa compagne.

Des terrains à la prison. Ce mercredi 7 décembre, Luca Mariani, ex-espoir du club de rugby Castres Olympique, a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour une tentative de meurtre, rapportent nos confrères du Parisien. Les faits s’étaient déroulés à Albi, dans la nuit du 16 au 17 mai 2019. Ce jour-là, le rugbyman avait roué de coups un éducateur de football, Luka Slijvic, qui n’était autre que l’ancien petit ami de sa copine. Alors qu’il soupçonnait que la relation entre sa compagne et son ex n’était pas terminée, il avait décidé d’aller régler ses comptes avec son rival amoureux. Profitant que sa dulcinée soit endormie, il s’était emparé de son téléphone pour écrire à Luka Slijvic et lui donner rendez-vous. Face à son rival, Luca Mariani s’était déchaîné en lui portant notamment un coup de bouteille de vodka dans la tête. Il avait ensuite roué sa victime de coups violents, alors qu’elle gisait au sol.

L’éducateur de football avait pu être sauvé grâce à l’arrivée de passants qui avaient stoppé le joueur castrais, avant qu’il ne prenne la fuite. Luka Slijvic, qui avait passé cinq jours dans le coma à la suite de cette agression, garde encore des séquelles de cette nuit de mai 2019. Il souffre de pertes de mémoire, de difficultés d’élocution, et "a été reconnu en situation d’invalidité à 25%", a précisé le Parisien. Luca Mariani, désormais âgé de 23 ans, a fait part de ses regrets lors de son procès et a présenté ses excuses à la victime. L’avocate générale, Sarah Gonzalvez, a estimé que cet acte d’extrême violence avait été prémédité et a requis à son encontre 10 à 12 ans de réclusion criminelle. La préméditation n’a finalement pas été retenue et Laurent Boguet, l’un des avocats de Luca Mariani, s’est félicité de cette décision. "Comme il le soutenait depuis de nombreuses années, il ne s’est jamais inscrit dans une démarche qui vivait à préparer la mise à mort de la victime", a réaffirmé l’avocat. 

L.C

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