Jean-Marc Morandini condamné à un an de prison avec sursis probatoire de 2 ans pour « corruption de mineurs »

Publié le 5 décembre 2022 à 13:46
Abaca
Ce lundi 5 décembre, l’animateur de 57 ans a été condamné à un an de prison avec sursis probatoire de 2 ans pour "corruption de mineurs".

Le verdict est tombé. Poursuivi pour "corruption de mineurs", Jean-Marc Morandini a été condamné ce lundi 5 décembre à un an de prison avec sursis probatoire de 2 ans. Le tribunal l’a reconnu "coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés", ont précisé nos confrères du Parisien. L’animateur devra également se soumettre à une obligation de soins afin qu’il prenne conscience de ses "passages à l’acte transgressif", a indiqué la juge d’instruction, qui n’a pas noté de "réelle remise en question" du présentateur. Par la voix de ses avocates, Jean-Marc Morandini a indiqué son intention de faire appel de la décision du tribunal. Alors que le parquet s’alarmait de "l’absence de prise de conscience" de l’animateur, ces dernières avaient plaidé la relaxe et dénoncé le "lynchage médiatique" présumé qu’aurait subi leur client lors du procès qui s’est déroulé à la fin du mois d’octobre dernier. Celui qui officie toujours sur CNews avait, pour sa part, reconnu une "imprudence" tout en assurant qu’il s’agissait d’une "forme d’humour".

Pour rappel, ce personnage célèbre du PAF avait envoyé plusieurs messages compromettant à des mineurs. En 2015, il avait notamment demandé à plusieurs reprises à un jeune homme de lui envoyer une photo de son sexe. La victime n’avait constaté aucun "humour" dans ses échanges avec l’animateur mais avait expliqué ne pas avoir coupé court à la conversation car il "voulait travailler dans les médias". Jean-Marc Morandini avait aussi demandé à Clément (prénom d’emprunt, Ndlr), 16 ans, "de se dénuder et de se masturber à son domicile en 2009 lors d’une audition pour un projet de remake d’un film américain, qui n’a jamais vu le jour", ont précisé nos confrères du Parisien. Le présentateur sera de nouveau confronté à la justice dans les prochains mois, dans le cadre d’un autre procès, cette fois pour le "harcèlement sexuel" d’un comédien. L.C

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