Le Tour de France Femmes a débuté ! Ce dimanche 24 juillet, la course cycliste s’est élancée depuis Paris pour la toute première fois sous cette appellation. Si un Tour de France féminin avait bel et bien été disputé entre 1984 et 1989, depuis, malgré l’organisation de quelques épreuves indépendantes, il était tombé dans l’oubli. Ce retour enchante évidemment Jeannie Longo, coureuse cycliste au palmarès impressionnant, qui s’est confiée dans les colonnes de nos confrères du Parisien. En préambule, elle a tenu à affirmer que le Tour est bien ressuscité et non créé de toute pièce : "Il faut bien le préciser car cela fait plusieurs semaines que j’entends dire que c’est le premier Tour de France féminin, et ce n’est pas très respectueux pour celles qui l’ont déjà couru (de 1984 à 1989), pour les vainqueures comme Marianne Martin (1984) Maria Canins (1985, 1986) ou moi (1987, 1988, 1989). On a marqué le cyclisme et on est un peu peinées", a-t-elle regretté.
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Après cette clarification, elle s’est enthousiasmée qu’un tour féminin fasse son retour : "C’est dans l’air du temps. Cela va avec le mouvement de la société. Je suis un peu fière car cela veut dire qu’on avait raison et cela récompense un peu toutes mes batailles, pas seulement ma carrière". Elle a estimé qu’aujourd’hui les coureuses bénéficient de "plus de moyens, plus de structures". "Les filles aujourd’hui sont dans de très bonnes conditions par rapport à ce que nous avons connu. Moi, au milieu des années 1980, mon sponsor, c’était mon mari", a-t-elle révélé.
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Jeannie Longo a également déploré le regard encore porté sur la discipline féminine : "Nous sommes dans une société où les femmes doivent se battre. Pour être reconnues, nous devons exceller. Quand, lors d’une course, on tombe de vélo, c’est que l’on est maladroite. On ne dit jamais ça d’un homme. On nous a considérées à tort comme des concurrentes. Le milieu du cyclisme a cherché à éteindre notre feu. Or le spectacle féminin vaut le spectacle masculin et on commence à s’en rendre compte", a conclu la championne aux 65 titres nationaux.
L.C