Le Tour de France a un nouveau champion. Ce dimanche 24 juillet, Jonas Vingegaard a remporté pour la première fois l’épreuve phare du cyclisme. Le Danois de 25 ans, devenu maillot jaune lors de l’étape du Granon, a devancé le double tenant du titre Tadej Pogacar et Geraint Thomas, vainqueur en 2018. Comme c’est régulièrement le cas, le néo-champion a toutefois dû faire face aux soupçons de dopage qui surviennent régulièrement dans ce sport. Dans un entretien accordé à nos confrères de l’Equipe, il a fait savoir que "les soupçons" ne le dérangent pas car il "comprend qu’avec le lourd passé du cyclisme, la façon dont il fonctionnait il y a encore une quinzaine d’années, on puisse se poser des questions". "Mais notre sport a changé", a affirmé Jonas Vingegaard. "En ce qui concerne mon équipe, je mets ma main au feu pour chacun de mes coéquipiers. Nous sommes propres à 100%", a-t-il proclamé.
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Alors que cette édition 2022 a fait tomber le record de la moyenne horaire la plus rapide de l’histoire (42,026km/h) et que le dernier vainqueur Danois du Tour avait reconnu s’être dopé, Jonas Vingegaard est resté droit dans ses bottes. "Je le répète, ce n’est plus le même cyclisme. Je suis né en 1996, l’année de la victoire de Bjarne Riis, je sais que le Danemark a une histoire avec le dopage, comme beaucoup d’autres pays d’ailleurs, quasiment tous en fait. Mais ce n’est pas mon histoire", a continué le cycliste. "Je ne veux pas utiliser le dopage, je ne veux pas être comme ça, c’est une conviction profonde. Si, pour être un coureur pro et avoir ce niveau, la condition était de devoir prendre des produits, je choisirais de ne pas l’être et de ne rien prendre", a conclu Jonas Vingegaard. Une sortie importante qui ne fera, malheureusement pour le coureur Jumbo-Visma, probablement pas taire les soupçons.
L.C