Roland-Garros (France 3) – Laurent Luyat : « J’aimerais profiter, une dernière fois, d’une affiche Nadal-Djokovic »

Publié le 28 mai 2023 à 11:04
NATHALIE GUYON / FTV
En 2003, le journaliste succédait à Gérard Holtz aux abords du court Philippe-Chatrier. De son côté, la championne belge, désormais consultante, remportait son premier Roland-Garros.

Que vous évoque cet anniversaire ? 

Laurent Luyat : Gamin, je ne manquais aucun match. Alors, devenir présentateur de Roland-Garros était un truc absolument incroyable. Et plus encore de toujours l’être, vingt ans après. 

Justine Henin : Le jour de ma victoire, mon rêve de petite fille se réalisait. Dix ans plus tôt, j’étais venue dans ce stade avec ma maman (décédée d’un cancer en 1995, ndlr), à qui j’avais dit : « Un jour, je serai là et je gagnerai. » Dans mon discours d’après-match, je lui ai rendu hommage. Une manière de lui confier : « Tu vois, il ne fallait pas te tracasser. Ça s’est bien passé. » 

Cette année-là, France Télévisions inaugurait ses interviews en terrasse… 

Laurent : La première invitée fut Serena Williams. Ça n’a duré qu’une 1 min 30 chrono, mais cela a ouvert une voie pour la suite. Aujourd’hui, la plupart viennent en toute décontraction, parfois pour parler d’autre chose que de tennis. C’est comme si, pendant la Coupe du monde de foot, Denis Brogniart recevait dans son Mag sur TF1 Cristiano Ronaldo, Lionel Messi le lendemain, puis Kylian Mbappé le jour suivant. 

Justine : Derrière les champions, il y a des émotions, des épreuves qu’ils ont rencontrées dans la vie… Les gens sont contents de découvrir leur côté humain. 

À ce propos, qui vous a le plus émus ? 

Laurent : Rafael Nadal, l’année dernière, qui avait presque les larmes aux yeux, quand on a repassé des images de ses victoires. Quelque chose qu’on n’avait encore jamais vu chez lui. 

Justine : Voir Nadal à ce point touché m’a beaucoup marquée. Il était arrivé sur le tournoi en grande souffrance (à cause d’une douleur au pied, ndlr), n’imaginant pas être en mesure de gagner une quatorzième fois. 

Est-il parti pour un quinzième sacre ? 

Justine : Déjà, sera-t-il là, après ses forfaits à répétition ? S’il vient, c’est qu’il se sentira capable, physiquement, d’aller au bout. 

Laurent : C’est tellement une chance que d’avoir vu s’affronter les trois meilleurs joueurs de tous les temps – Roger Federer compris – pendant plus d’une décennie, que j’aimerais profiter, une dernière fois, d’une affiche Nadal-Djokovic, lors de cette édition. 

Un mot sur les 40 ans de la victoire de Yannick Noah ? 

Justine : J’avais 1 an, mais j’ai vu et revu les images depuis. J’ai bien conscience de ce qu’il a pu représenter. 

Laurent : On prévoit de le faire venir sur la terrasse, pour qu’il nous raconte toute l’histoire : la préparation, le tournoi et l’après. Avec John McEnroe, Noah était mon idole. Pour sa finale contre Mats Wilander, j’étais comme un fou, à la maison, chez mes parents. Surtout qu’à la fin du deuxième set, TF1 – diffuseur à l’époque – balance une pub puis le tiercé. Quand ils reprennent l’antenne, le troisième set est commencé depuis dix minutes. Si on faisait ça aujourd’hui, je n’aurais plus qu’à me pendre sur un court annexe. (Rires) 

Roland-Garros, dimanche 28 mai à 11h00 sur France 3

INTERVIEW FRÉDÉRIC LOHÉZIC 

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