Isabelle Ithurburu : « TF1 a un courage dingue de mettre en avant l’équipe de France de rugby féminine »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:37
© Stéphane GRANGIER / TF1
INTERVIEW. Les Bleues font leur entrée dans cette Coupe du monde de rugby à XV, en Angleterre. Une compétition pour laquelle TF1 a sélectionné une équipe en majorité féminine, afin d’assurer la couverture de ce rendez-vous, avec en tête Isabelle Ithurburu.

Après avoir été remplaçante cet été à la présentation du 13 h, Isabelle Ithurburu sera titulaire pour les avants et après-matchs (Mag de la Coupe du monde) des Tricolores, ainsi que des autres rencontres décisives. 

Passée la déception suscitée par les Bleues du foot, le mois dernier à l’Euro, qu’est-ce que TF1 attend de nos rugbywomen, dans cette Coupe du monde ? 

Isabelle Ithurburu : Clairement, d’être championnes du monde. Mais au-delà de ça, de donner envie aux gens d’aller les voir au stade. Je trouve que TF1, souvent critiquée quand elle traite de sport, a un courage dingue de mettre en avant une équipe de France de rugby, encore en retard par rapport aux garçons, sur le plan médiatique. L’objectif numéro un, à court terme, c’est qu’elles nous fassent vibrer et rêver. 

Comment les situez-vous, par rapport au gotha mondial ? 

Il y a cinq ans, je trouvais que leur jeu manquait de précision, qu’elles perdaient trop de ballons. Depuis, elles ont beaucoup progressé et sont très plaisantes à regarder. En échouant d’un point (43-42), à Twickenham, contre les Anglaises, en avril, lors du dernier Tournoi des Six Nations, elles ont montré qu’elles étaient capables de rivaliser avec les meilleures. Y compris avec l’Angleterre (interview réalisée avant le match de préparation perdu par la France (6-40), le 9 août, ndlr), qu’on espère les voir affronter en demi-finales. 

Vous avez longtemps couvert le rugby, pour Canal+. Continuer à le commenter sur TF1 était-il une condition pour rejoindre la chaîne, en 2023 ? 

Cela faisait partie du package. Je savais que j’aurais moins de matchs, mais je savais que j’en aurais de qualité. Je l’ai vécu en novembre, en bord-terrain, pour un test-match, France – Nouvelle-Zélande (masculin, ndlr). Ça vaut beaucoup de Castres-Agen. (Rires) Et Dieu sait que j’étais bien, quand je me déplaçais à Castres ! Mais en termes d’émotions et de puissance, c’est énorme ! 

Coupe du monde féminine : France-Italie, samedi 23 août à 21.05 sur TF1

Par
Frédéric Lohézic