Isabelle Ithurburu évoque son arrivée au JT de 13 heures : “Ils ne m’ont pas choisie pour me faire plaisir” 

Publié le 22 juillet 2025 à 5:33
Berzane Nasser/ABACA
Choisie pour être la nouvelle joker de Marie-Sophie Lacarrau au 13 heures de TF1, Isabelle Ithurburu n’a pas été propulsée là par hasard. Si la chaîne lui a confié ce poste stratégique, la journaliste a tenu à souligner que ce n'était pas pour lui "faire plaisir. 

Elle a récemment été choisie comme joker de Marie-Sophie Lacarrau au journal de 13 heures de TF1. Isabelle Ithurburu figure incontournable de 50′ Inside également connue du grand public pour son parcours dans le journalisme sportif, notamment dans le rugby, s’est confiée lundi 21 juillet au magazine Nous Deux sur les coulisses de son nouveau rôle, entre excitation, remise en question et désir de rigueur.

Des débuts marqués par l’émotion

"Mes attentes, c’était de revibrer avec du direct tous les jours. Cela me manquait beaucoup", confie-t-elle d’entrée. Habituée à la tension du sport en live, Isabelle Ithurburu a retrouvé avec le 13 heures une adrénaline familière. "Pendant quinze ans, j’ai commenté le sport et le rugby et tous les jours, on repartait de zéro", explique-t-elle. Une dynamique quotidienne qu’elle recherchait et qui lui permet aussi de se perfectionner : "J’attends aussi de progresser dans mon métier et de gagner en rigueur".

Mais si l’élan est là… la peur aussi. Isabelle n’a pas échappé au doute au moment d’endosser ce rôle aussi prestigieux que symbolique. "La crainte, c’est toujours ce syndrome de l’imposteur parce que je n’ai pas fait d’école de journalisme. J’ai appris ce métier sur le tas et j’avais cette petite peur de ne pas être à la hauteur. Mais elle s’est vite évaporée, c’est l’attente qui crée l’appréhension", a assuré l’épouse de Yodelice. 

Une préparation intense et exigeante

Avant de se lancer face aux caméras, la journaliste a dû s’habituer à cet exercice très codifié. "J’ai fait des tests en JT et j’en ressortais à la fois lessivée et épanouie", raconte-t-elle avec franchise. Consciente de l’enjeu, elle ajoute : "J’ai compris que ce 13 heures, c’est capital pour la chaîne, ils ne m’ont pas choisie pour me faire plaisir". Cette lucidité l’a poussée à adopter une nouvelle discipline dans sa manière d’aborder l’actualité. Elle reconnaît : "Avant, je picorais la presse sur des sujets qui m’intéressaient ou me questionnaient. Thierry Thuillier, le patron de l’info de TF1, m’a bien fait comprendre qu’il fallait que je lise tout. Sur sa recommandation, je suis tous les jours l’actualité dans son ensemble".

Dans cette quête d’excellence, Isabelle Ithurburu s’applique à élargir ses connaissances pour être à la hauteur de sa fonction. "Je me construis une culture générale nécessaire et essentielle pour pouvoir parler de tout", souligne-t-elle. Et lorsqu’elle est interrogée par nos confrères sur ses références, elle n’hésite pas une seconde : "Forcément, Jean-Pierre Pernaut, et ce n’est pas parce que suis à TF1"

Par
Kahina Boudjidj