Robe de Marie-Antoinette, costume de Philippe Katerine, torches olympiques : les objets des JO 2024 s’envolent à prix d’or aux enchères

Publié le 14 avril 2025 à 13:22
Starface
Les souvenirs de Paris 2024 s'arrachent à prix d'or lors d'une vente exceptionnelle qui dépasse toutes les attentes

La Maison du sport français au stade Charléty a été le théâtre, ce dimanche 13 avril 2025, d’une vente aux enchères exceptionnelle. Des centaines d’objets emblématiques ayant marqué les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont trouvé preneurs pour un montant total de 228 556 euros, dépassant largement les prévisions initiales. Ces fonds seront intégralement reversés à plusieurs associations caritatives, prolongeant ainsi l’esprit solidaire des Jeux parisiens.

Les torches olympiques enflamment les enchères

Sans surprise, les cinq torches olympiques et paralympiques ont été les stars incontestées de cette vente. Proposées entre 12 000 et 20 000 euros chacune, elles ont à elles seules généré un tiers des recettes totales, atteignant 77 440 euros. Le chaudron et la lanterne du relais de la flamme, estimés entre 5 000 et 8 000 euros, ont également trouvé acquéreurs.

“On tablait sur 100 000 à 150 000 euros, le fruit de la vente étant supérieur à nos prévisions, on va pouvoir financer plus de projets associatifs que prévu”, s’est réjoui Olivier Debargue, directeur des achats de Paris 2024 et organisateur de l’opération. “Je suis heureux car il y a encore un engouement pour les Jeux et très fier parce qu’on va permettre à plusieurs associations qui œuvrent autour du sport et du handicap de réaliser des choses. C’était le but aussi des Jeux, et c’est une belle façon de refermer cette page”.

Les costumes iconiques de la cérémonie d’ouverture particulièrement convoités

Parmi les 199 lots proposés, 197 ont trouvé preneurs, témoignant d’un engouement persistant pour ces souvenirs olympiques. La maison Vermot & Associés, organisatrice de la vente, a confirmé que “les estimations hautes ont été dépassées”.

Les costumes de la cérémonie d’ouverture, qui avait marqué les esprits, ont particulièrement attiré l’attention des collectionneurs. La robe rouge de Marie-Antoinette décapitée, apparue lors du passage musical du groupe de métal français Gojira, a été acquise pour 832 euros, dépassant son estimation initiale qui oscillait entre 500 et 700 euros.

Le musée national du sport de Nice a préempté plus d’une vingtaine de lots, dont la tenue du mystérieux porteur de flamme sautant de toit en toit (estimée entre 600 et 800 euros), ainsi que la couronne et les guirlandes portées par Philippe Katerine lors de son apparition mémorable, presque nu et peint en bleu (estimées entre 200 et 400 euros). La cloche découvrant l’artiste, estimée entre 400 et 800 euros, rejoindra également les collections du musée.

“Ce pupitre et moi, on a vécu de sacrées émotions ensemble !”, avait commenté auprès de franceinfo Tony Estanguet, triple médaillé olympique en canoë et président du Comité d’organisation des JOP de Paris 2024, à propos du pupitre mis en vente derrière lequel il avait prononcé son discours d’ouverture.

Une vente internationale pour une cause noble

L’engouement pour cette vente a largement dépassé les frontières françaises. La maison Vermot & Associés a recensé parmi les acheteurs des collectionneurs américains, anglais, grecs, chinois, italiens, belges, allemands, suisses, hollandais et luxembourgeois.

Les mascottes Phryge ont également suscité l’intérêt des enchérisseurs. Une petite peluche olympique, identique à celles offertes aux médaillés d’or, a été adjugée 3 200 euros sur Internet à un collectionneur qui s’est également offert sa version paralympique pour 1 408 euros.

L’intégralité des recettes sera reversée à trois associations : Cami Sport et Cancer (thérapie sportive intra-hospitalière), Premiers de cordée (Hopisport à Troyes pour les enfants), et l’organisation de la FIPFA Club World Cup, coupe du monde de foot fauteuil.

Cette vente aux enchères constitue l’une des dernières actions de Paris 2024, dont la structure sera dissoute au mois de juin prochain.

Par
Mélissa Tellaa