Au cours de l’été 2024, la vie de Léon Marchand a changé à jamais. Lors des Jeux olympiques de Paris, le Français a éclaboussé le monde de son talent en remportant quatre médailles d’or et une en bronze. Depuis, le Toulousain est devenu une véritable star et a vu sa notoriété prendre une nouvelle dimension avec ses bons, comme ses mauvais côtés.
"Il ne vous appartient pas"
Dans un entretien paru dans L’Équipe ce mardi 29 juillet, Fabien Barthez s’est exprimé sur le cas Léon Marchand. L’ancien gardien de l’équipe de France connaît bien le nageur, puisqu’il appartient également aux Dauphins de Toulouse, le club du champion olympique. Alors que ce dernier avait essuyé quelques critiques récemment pour ne pas s’être rendu à un événement organisé au Zénith de Toulouse, Fabien Barthez était monté au créneau en personne pour prendre la défense de l’athlète : "J’ai pris la parole parce que j’étais un peu en colère. ‘Lâchez-le ! Il ne vous appartient pas !’ Ce gamin me touche, ce qu’il vit résonne avec mon histoire."
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Fabien Barthez estime que le public et la sphère médiatique en demandent trop de Léon Marchand, qui cherche juste à s’épanouir dans son sport : "L’important, c’est de se souvenir qu’on est là pour s’éclater. Dans le foot, l’attaquant est là pour marquer, le gardien l’en empêcher. Lui est revenu à l’essence de son sport, nager pour battre ses propres records. Mais l’extérieur voit les choses différemment et veut obtenir quelque chose du champion. Sauf que Léon ne doit rien à personne. Ni aux journalistes, ni aux partenaires, ni au public. Ni même à ses entraîneurs qui l’accompagnent sans attendre qu’il leur dise merci, juste qu’il garde l’envie."
Fabien Barthez s’identifie à Léon Marchand
"Dans tous les sports on joue, on doit préserver la notion de plaisir, de défi intrinsèque", poursuit Fabien Barthez. "J’ai toujours dit que mon principal concurrent, c’était moi. Léon est de ces sportifs qui se battent contre eux-mêmes, sans regarder les autres. Ce qui lui a permis d’enchaîner les courses. S’occuper de soi prend déjà beaucoup d’énergie, de temps, de réflexion."