NBA Paris Game, Victor Wembanyama, saison actuelle… : L’équipe de NBA Extra (beIN Sports) se livre à l’occasion des 10 ans de l’émission

Publié le 18 janvier 2023 à 14:55
PANORAMIC/beIN SPORTS
Du lundi au vendredi de 12h45 à 13h30, NBA Extra analyse l'actualité de la célèbre ligue américaine de basket. Lancée le 8 janvier 2013, l'émission, qui fête ses 10 ans, est devenue l'une des références en la matière en France. À l'occasion de cet anniversaire, Mary Patrux, Rémi Reverchon et Xavier Vaution sont revenus sur cette décennie passée sur beIN Sports, le tout en balayant les sujets chauds du ballon orange...

NBA Extra fête ses 10 ans : Que ressentez-vous après une décennie d’antenne ?

Rémi Reverchon : De la fierté. Une émission qui dure 10 ans en télé, ce n’est pas si fréquent. En plus, NBA Extra est la seule émission originelle à encore être diffusé depuis la création de la chaîne, c’est gratifiant. On espère que ça va encore durer encore 10 ans !

Xavier Vaution : On cherche toujours à innover un minimum tout en gardant l’esprit de la première émission. Et quand on a fait cette première, on espérait déjà être là 10 numéros après, donc 10 ans, c’est presque irréel ! La NBA a fait le pari de venir sur beIN et c’était loin d’être gagné à la base.

Mary Patrux : Je suis arrivée quelques mois plus tard (en juin 2013) dans quelque chose qui fonctionnait. J’avais envie de bien faire. Je suis arrivée au meilleur moment de l’année, pendant les Finales. C’était vraiment quelque chose de nouveau, mais qui avait une très forte identité.

Vous auriez imaginé à l’époque que l’émission perdure autant pour devenir aujourd’hui l’une des références en matière de NBA en France ?

Xavier Vaution : Le jour de la première, non ! (rires) Ce qui est bien, c’est que quasiment toutes les personnes qui travaillent sur l’émission sont là depuis le début. C’est toujours la même équipe, on est une mafia, la mafia NBA Extra !

Mary Patrux : On a toujours eu le même investissement, avec cette envie justement que l’émission perdure. À aucun moment, même si ce n’est pas toujours facile, on a été blasés. En 10 ans, on a toujours voulu faire progresser l’émission pour mettre en valeur la NBA. Et c’est encore l’un de nos objectifs aujourd’hui.

Rémi Reverchon : Quand je repense à 10 ans auparavant, à la création de la chaîne, tout est neuf, possible et envisageable, mais en même temps tout est aussi instable. Quand on arrive tous, on a aucune certitude d’être encore là un an plus tard. On est passé d’un quotidien où l’on ne savait pas de quoi le lendemain sera fait, à une chaîne qui est aujourd’hui installée dans le paysage télé, avec des perspectives d’avenir. La bascule est assez marrante ! On n’est pas du tout dans le même état d’esprit. À l’époque, c’était « on crée puis on voit » et maintenant on a l’impression que c’est un beau gros camion clinquant qui roule.

Ce jeudi 19 janvier, à 21 heures, a lieu le NBA Paris Game à l’Accor Arena entre les Chicago Bulls et les Detroit Pistons, qui sera retransmis en direct sur beIN Sports 1. À quoi peut s’attendre le public français ?

Mary Patrux : Au show de la NBA. Tout ce que la NBA apporte, que ce soit sur le terrain et en dehors. C’est vraiment un produit très complet. Je dis souvent qu’on ne va pas voir que du basket. On va voir aussi tout ce qu’est « l’entertainment » à l’américaine.

Xavier Vaution : Ce n’est pas l’affiche du siècle, on ne va pas se mentir, ce n’est pas un énorme choc. Mais ce n’est pas parce que l’affiche n’est pas la plus belle que le match ne sera pas intéressant. Il peut toujours se passer des choses pendant le match. Le show à l’américaine, il sera là. On ne s’ennuie jamais devant un match de NBA, donc le public peut s’attendre à une jolie fête du basket.

Rémi Reverchon : Il ne faut pas banaliser la chance que l’on a. Ce n’est que la deuxième fois de l’histoire qu’il y a un match NBA de saison régulière à Paris. Les années précédentes, c’était à Londres, la prochaine fois, on ne sait pas du tout où ce sera. Ce n’est pas par hasard si les gens se battent pour avoir des places. Cette année, il y a eu plus de 150 000 demandes alors que Bercy à 16 000 places. Il faut en profiter et ne pas faire les difficiles.

Comment vivez-vous l’éclosion du phénomène Victor Wembanyama ?

Rémi Reverchon : Avec excitation. On est dans l’indécis, parce qu’on ne sait pas ce qui va arriver à Victor Wembanyama même si on lui souhaite le meilleur. On est peut-être en train d’assister à l’éclosion de quelque chose que l’on ne perçoit pas encore, qui va être un tremblement de terre pour le basket en France et pour le sport en général. Je pense que, même nous à NBA Extra, on ne se rend pas compte à quel point Victor Wembanyama va changer nos vies. C’est un phénomène que l’on n’est pas capable de quantifier. On pense forcément à Tony Parker, mais je pense que cela va être puissance 10. Je sais que c’est lui mettre beaucoup de pression que de dire ça car il n’a toujours pas joué une seconde en NBA, mais on parle d’un mec qui va sans doute être numéro 1 de la draft, qui peut changer la trajectoire d’une franchise, dont on compare la trajectoire à celle de LeBron James… Je ne sais pas si on se rend compte du truc ! Cela va faire prendre conscience au grand public ce qu’est le basket.

Xavier Vaution : Il suffit de voir que, quand Victor va quelque part, la salle est pleine. Il y a des demandes dans tous les sens. Je pense que le public commence à se rendre compte qu’il y a un grand mec que l’on a la chance de voir cette année. On a la possibilité, avec toutes les précautions du monde, de voir quelque chose que l’on n’a jamais vu dans l’histoire de la NBA.

Mary Patrux : Un Français qui fait rêver les Américains, c’est quand même génial ! On a un sportif français qui est attendu aux États-Unis. Les Américains sont venus jusqu’en France pour acheter les droits de la Betclic Élite pour montrer le joueur incroyable qui va arriver en NBA. Souvent on compare Victor Wembanyama à Kylian Mbappé dans sa trajectoire, sa maturité. À 19 ans, être prêt à affronter quelque chose d’aussi puissant… Je pense qu’il a grandi en se préparant à ça.

Quel regard portez-vous sur la saison actuelle de NBA ?

Xavier Vaution : Pour l’instant, c’est la plus belle, la plus folle saison régulière que j’ai vue depuis je ne sais pas combien de temps. C’est fou, il se passe toujours des trucs.

Rémi Reverchon : Une saison indécise. Ça fait longtemps que l’on se retrouve à n’avoir aucune idée, à ce moment de la saison, de qui sera en Finales de NBA dans les deux conférences. Il y a potentiellement 10 équipes qui peuvent y aller ! De l’histoire de beIN Sports, je ne suis pas sûr que l’on ait déjà vécu ça.

La saison est également marquée par des performances individuelles exceptionnelles. Comment expliquez-vous cela ?

Rémi Reverchon : C’est l’explosion des talents individuels. On a de la chance de couvrir une ligue où les mecs sont de plus en plus forts chaque année. Ce sont tous des phénomènes. Donovan Mitchell qui met 71 points, ce n’est pas le mec que l’on attendait à ce niveau-là de scoring ! Dans chaque équipe, il y a un niveau de talent incroyable. On ne se rend pas compte de la qualité de ces athlètes. Sans comparer les époques en termes de niveau, je pense que c’est la plus grosse densité de talent que la NBA n’a jamais eue.

Mary Patrux : Quand on a commencé, les stars se comptaient presque sur les dix doigts de la main. Là, quand on regarde les matchs, on a presque trois grosses performances chaque soir. Même nous, quand on prépare l’émission, on se demande si on va pouvoir tout rentrer ! C’est très prometteur pour la suite.

Que diriez-vous à une personne pour lui donner envie de suivre la NBA ?

Xavier Vaution : Viens, on est gentils et en plus tu pourras manger avec nous le midi ou prendre l’apéro si c’est la rediffusion !

Mary Patrux : Tu peux dormir la nuit. On s’occupe de te présenter tout ce qu’il s’est passé. La NBA, c’est très addictif. Si tu mets un pied dedans, c’est sûr que tu mettras le deuxième.

Rémi Reverchon : Il faudra subir les blagues de Chris Singleton, mais il y aura l’expertise de Jacques Monclar pour contrôler, donc ça ira !

NBA Extra : Du lundi au vendredi à 12h45 sur beIN Sports 1.

Benoît Lesueur

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