JO Paris 2024 : Les producteurs de la cérémonie d’ouverture portent plainte suite à des menaces de mort

Publié le 4 août 2024 à 12:27
Capture d'écran France 2
Après les nombreuses critiques suscitées par la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris, certains internautes ont dépassé le stade du simple commentaire et se sont lancés dans une véritable campagne de cyber-harcèlement. Les producteurs de l'événement ont annoncé porter plainte.  

La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris a déchaîné les foules. Alors que nombreux ont été à témoigner de leur fierté d’un événement d’une telle envergure, d’autres y sont allés de leurs critiques virulentes. C’est surtout la séquence avec les drag queens qui a beaucoup fait parler puisque plusieurs téléspectateurs y ont reconnu une parodie de la Cène, un tableau de Léonard de Vinci, qui représente le dernier repas de Jésus avec ses apôtres. Thomas Jolly, directeur artistique de la cérémonie, a d’ailleurs décidé de porter plainte après des messages d’injures et de menaces. Une plainte qui a conduit le Parquet de Paris à ouvrir une enquête pour cyber-harcèlement et à saisir la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). "Cette enquête, dirigée par le Pôle national de la lutte contre la haine en ligne (PNLH) du parquet, a été confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), ont précisé ces sources", précise Le Parisien

La société de production de la cérémonie d’ouverture des JO porte plainte

De son côté, la DJ Barbara Butch en a elle aussi pris pour son grade et pas qu’un peu. L’artiste ne cesse de recevoir "des insultes dans toutes les langues, des menaces de mort". "Juste parce que j’existe, que mes copines drag-queens existent, que mes copains noirs danseurs existent, que la France qui était représentée existe, tout simplement. C’est ça le pire, là on s’attaque vraiment aux valeurs de la France qu’on aime", a-t-elle regretté. Et d’annoncer porter plainte en précisant : "Je ne veux plus le subir. Personne ne doit assumer les conséquences d’un acharnement comme celui-ci. Je n’ai pas envie d’avoir cette place de victime. Je suis une survivante, je suis une guerrière et je suis prête à aller au front pour les gens qui n’y arrivent pas, pour ceux qui ne le peuvent pas". "On se retrouvera soit en enfer, soit devant la justice", a-t-elle conclu.

Ce dimanche 4 août, nos confrères du Parisien ont annoncé que les producteurs de la société Paname 2024 derrière la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris ont reçu "plusieurs courriels injurieux et haineux" ainsi que des menaces de mort. "Le 2 août, tout le long de la journée, sur la messagerie de la société, plusieurs courriels injurieux et haineux ont été reçus. Ces messages, reprenant un verset du Coran, indiquaient que le ‘châtiment d’Allah s’abattra sur les organisateurs à Saint-Denis’. Ces mails ont été adressés également au directeur artistique de la cérémonie Thomas Jolly et aux principaux directeurs de la société", ont indiqué nos confrères. De ce fait, une plainte a été déposée par le directeur général adjoint et représentant légal de la société. La brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) a été saisie et selon les informations du Parisien, Thierry Reboul, le directeur exécutif des cérémonies de Paris 2024, devrait, lui aussi, porter plainte après avoir reçu les mêmes menaces.

Par
Kahina Boudjidj