Après sa victoire contre l’italienne Angela Carini, la boxeuse algérienne Imane Khelif a été accusée d’être une femme transgenre. Bien que cette polémique soit infondée de nombreuses personnalités se sont saisies de cette affaire donc J.K. Rowling, qui n’a pas lésiné sur les propos transphobes, mais aussi Elon Musk, Giorgia Meloni, Matteo Salvini et même Donald Trump qui aurait peut-être mieux fait de commencer d’abord par balayer devant sa porte. Devenue une véritable héroïne et icône algérienne depuis, Imane Khelif a heureusement reçu de nombreux soutiens, dont ceux de la communauté algérienne et de figures comme celles de DJ Snake, Riyad Mahrez, Ismaël Bennacer et bien d’autres. Face au cyberharcèlement subi par la jeune femme de 25 ans, le CIO a décidé de prendre la parole afin de mettre les choses au clair.
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Omar Khelif, le père d’Imane sort du silence
C’est ainsi que l’organisme a publié un communiqué sur la toile dans lequel on peut, entre autres, lire que "Tous les athlètes participant au tournoi de boxe des Jeux Olympiques de Paris 2024 respectent les règles d’admissibilité et d’inscription à la compétition, ainsi que toutes les règles médicales applicables fixées par l’Unité en charge de la boxe pour Paris 2024". "Comme pour les précédentes compétitions olympiques de boxe, le genre et l’âge des athlètes sont déterminés sur la base de leur passeport", a-t-il été souligné avec la précision que la boxeuse algérienne participe "depuis de nombreuses années à des compétitions internationales de boxe dans la catégorie féminine". Alors qu’elle a remporté son combat contre la Hongroise Luca Anna Hamori hier, samedi 3 août, et qu’elle s’est ainsi assuré au moins une médaille de bronze, son papa, Omar Khelif a pris la parole pour défendre sa fille.
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C’est dans une vidéo relayée par BFMTV que l’on a pu voir l’homme d’une cinquantaine d’années témoigner et se justifier au point de montrer le livret de famille dans lequel figure le prénom de la jeune femme née en 1999. Il a également dévoilé des photos d’Imane alors âgée de 7 ou 8 ans et sur lesquelles on pouvait notamment la voir les cheveux tressées et le sourire de l’innocence aux lèvres. "Mon enfant est une fille. Elle a été élevée comme une fille. C’est une fille forte. Je l’ai élevée pour qu’elle travaille et soit courageuse", a-t-il d’abord déclaré en soulignant, à raison, que sa fille était plus forte que sa concurrente italienne, ni plus, ni moins. Le père de famille a également ajouté que sa fille "a une forte volonté au travail et à l’entraînement" et que "Depuis qu’elle est petite, sa passion, c’est le sport". "Dans tous les autres sports, elle était toujours en tête, en course à pied et au football", a-t-il précisé
Imane Khelif, très émue, s’exprime pour la première fois depuis le début de la polémique
Si Imane a reçu un fort soutien et voit le nombre de personnes qui la suivent sur Instagram bondir, il est passé d’un plus de 120 000 abonnés au début de la polémique à 925 000 à l’heure où nous vous écrivons ces lignes, elle avait fait le choix de ne pas s’exprimer. Suite à sa victoire face à la Hongroise Luca Anna Hamori, la jeune femme n’a pas pu retenir son émotion après des jours de cyber-harcèlement et de remise en question de sa féminité et de sa personne toute entière… Elle a salué le public après son match et a quitté le ring en larmes. Après la vive calomnie, et les comportements irresponsables de certaines athlètes, l’Algérienne a déclaré au micro de RMC Sport : "C’est une question d’honneur pour tous les Algériens. C’est vous qui m’avez aidée à gagner cette médaille. Vive l’Algérie, vive l’Algérie, vive l’Algérie".
Et de poursuivre : "Je pratique la boxe depuis des années au sein de fédération internationale de boxe (IBA) qui a commis une injustice à mon égard. Mais ce n’est pas grave puisque j’ai Dieu à mes côtés. Dieu est grand". Mohammed Chaaoua, son coach, a confié sa fierté de voir sa championne se rapprocher un peu plus du sommet du podium olympique mais a reconnu auprès de nos confrères que la situation était douloureuse pour la jeune boxeuse. "C’est très dur pour une jeune fille musulmane, arabe. Elle est touchée dans sa fierté, pour nous c’est très difficile, pour Imane, pour sa famille aussi, et pour toutes les femmes algériennes et tous les Algériens", a-t-il déclaré avec regret. Imane Khelif affrontera mardi 6 août prochain, à 22h30, en demi-finale, la Thaïlandaise Janjaem Suwannapheng dans l’espoir d’atteindre la finale et de peut-être remporter l’or, joli pied de nez à ses détracteurs.