"Tous les athlètes participant au tournoi de boxe des Jeux Olympiques de Paris 2024 respectent les règles d’admissibilité et d’inscription à la compétition, ainsi que toutes les règles médicales applicables fixées par l’Unité en charge de la boxe pour Paris 2024". C’est ainsi que le CIO a répondu à la polémique qui n’a pas cessé d’enfler sur le genre de la boxeuse algérienne Imane Khelif. Et de préciser que "Comme pour les précédentes compétitions olympiques de boxe, le genre et l’âge des athlètes sont déterminés sur la base de leur passeport". Après la vive calomnie, et les comportements irresponsables de certaines athlètes, comme l’italienne Angela Carini ou la Hongroise Anna Luca Hamori, l’Algérienne a déclaré au micro de RMC Sport que gagner était "une question d’honneur pour tous les Algériens". Puis, de s’adresser à ses compatriotes un peu plus fiers chaque jour de son parcours : "C’est vous qui m’avez aidée à gagner cette médaille. Vive l’Algérie, vive l’Algérie, vive l’Algérie".
Imane Khelif avance vers l’or olympique !
Imane Khelif a ensuite précisé : "Je pratique la boxe depuis des années au sein de fédération internationale de boxe (IBA) qui a commis une injustice à mon égard. Mais ce n’est pas grave puisque j’ai Dieu à mes côtés. Dieu est grand". Après avoir remporté son quart de finale contre la Hongroise Anna Luca Hamori, elle s’est présentée hier soir, mardi 6 août, sur le court central à Roland-Garros pour y combattre la Thaïlandaise Janjaem Suwannapheng. La boxeuse algérienne s’est imposée sans grande difficulté et a levé le point fièrement avant même que sa victoire ne soit confirmée. C’est sur les cris de son prénom qu’elle a mené à bien se combat face à sa concurrente thaïlandaise qui n’a pas manqué de la saluer à plusieurs reprises. Elle tentera de se battre pour l’or ce vendredi 9 août à 22h51 et fera face à la Chinoise Yang Liu.
La jeune femme de 25 ans est parvenue à tenir bon mentalement malgré les nombreuses critiques honteuses sur son physique et les accusations d’être une femme transgenre. Cette polémique est née après que sa concurrente italienne, Angela Carini, a décidé d’abandonner le combat laissant sous-entendre que suite à un coup "trop fort" de l’Algérienne, il n’était "pas juste" que cette dernière combatte dans la catégorie des femmes. Suite à cela, Donald Trump, Giorgia Meloni, Matteo Salvini, Elon Musk et même J.K. Rowling se sont permis d’accuser Imane Khelif d’avoir menti sur son sexe et sont allés jusqu’à faire part de leur transphobie. Omar Khelif, le père de la sportive algérienne a dû prendre la parole et montrer son livret de famille sur lequel on voit bien que la boxeuse est née fille. Lors de son passage en zone mixte, l’Algérienne a répondu avec sagesse à cette polémique. "Les critiques ne m’intéressent pas. J’espère être à la hauteur et montrer tout mon talent pour la finale qui va être un match de haut niveau", a-t-elle lancé. Et de poursuivre fièrement : "Le drapeau algérien était partout, la salle pleine. J’offre cette victoire au peuple algérien, au monde arabe et à tous ceux qui me soutiennent".
La boxeuse italienne connaissait déjà l’Algérienne
À Vogue Arabia, elle en a dit davantage sur le comportement de son homologue italienne et a regretté que celle-ci a souhaité cultiver l’ambiguïté alors qu’elle la connait depuis de nombreuses années… "Honnêtement, la boxeuse italienne me connaît depuis longtemps… Et je me rends en Italie depuis des années dans la ville d’Assise dans le sud pour mes camps d’entraînement. La plupart de mes camps d’entraînement se tenaient en Italie. Les entraîneurs me connaissent depuis très jeune dans l’équipe nationale et j’avais l’habitude de m’entraîner avec eux. La boxeuse italienne, elle-même, me connaissait – et me connaissait même bien. J’ai eu des séances d’entraînement avec elle sur le ring à Assise", a commencé par raconter Iman Khelif. Puis cette dernière de renchérir : "Ils ont profité de la campagne médiatique contre moi pour m’affecter, mais je travaillerai pour atteindre l’objectif pour lequel je suis ici". "J’envoie un message à tous les peuples du monde pour défendre les principes des Jeux olympiques, selon la charte des Jeux olympiques, pour s’abstenir d’intimider les athlètes parce que ça a des effets massifs. Ça peut détruire les gens, ça peut tuer les pensées, l’esprit… Et surtout, ça peut diviser les gens", a-t-elle conclu.