Seulement quelques semaines après la fin du Tour de France, les plus grands coureurs du monde ont rendez-vous pour les Championnats du monde de cyclisme. Du 3 au 13 août, Glasgow devient la capitale du vélo, où vont avoir lieu toutes les épreuves de la discipline, comme le cyclisme sur route, le cyclisme sur piste, le VTT, le BMX Racing, le BMX Freestyle ou encore le paracyclisme. Ce dimanche 6 août, Thomas Voeckler tentera de mener l’équipe de France masculine au sommet lors de l’épreuve en ligne, avec dans ses rangs Julian Alaphilippe, Christophe Laporte, Florian Sénéchal, Valentin Madouas, Benoît Cosnefroy, Bryan Coquard, Rémi Cavagna et Olivier Le Gac.. Cette année, les organisateurs proposent un parcours sortant des sentiers battus, avec un circuit comprenant pas moins de 48 virages techniques et seulement une bosse répertoriée, celle de Montrose Street, pour chacun des dix tours. "C’est atypique, pas habituel pour un Championnat du monde. Je n’ai pas le souvenir d’un parcours aussi technique avec autant de virages", analyse Thomas Voeckler dans les colonnes de L’Équipe ce vendredi 4 août. Sans langue de bois, le sélectionneur tricolore, que l’on retrouvera samedi dans Fort Boyard, avoue ne pas être un grand fan de cette édition 2023 : "Je suis venu voir le circuit en avril et je n’aime pas le parcours, c’est mon opinion, je trouve que ce n’est pas un parcours de Mondial. C’est un parcours de critérium, sauf qu’on est au Championnat du monde. Il est piégeux, il y a des grandes routes qui deviennent petites, des plaques d’égout, des revêtements changeants, des trottoirs, des rétrécissements…"
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Si le parcours ne propose pas de grandes difficultés par rapport aux années précédentes, Thomas Voeckler se montre tout de même méfiant : "Il faut faire attention, parce que, déjà, s’il n’y a qu’une bosse répertoriée, il y a d’autres endroits du circuit où ça va piquer. Ce ne sont pas des durées d’efforts très longues, mais, en fin de compte, le mental et le placement vont être aussi importants que le physique. Quand il y a des différences qui vont se créer, ce sera parce qu’il y aura déjà eu beaucoup de relances, de virages de passés et, à un moment, tu paies la note. Donc, une petite bosse comme ça peut faire des différences, ça dépend de la course qu’il y aura, parce que sur les dix tours, quand tu arrives sur la fin avec 48 relances à chaque fois, le réservoir énergétique baisse. C’est vraiment un parcours où savoir se placer en faisant le minimum d’efforts sera déterminant. C’est un casse-tête. Il faut de l’expérience."
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Champion du monde en titre, le Belge Remco Evenepoel fait figure de favori cette année, tout comme son compatriote Wout van Aert. Du côté des Français, Thomas Voeckler estime que Christophe Laporte, médaillé d’argent l’an dernier, sera sa meilleure carte sur ce type de parcours, même si l’ancien coureur n’écarte pas des surprises : "Sur ce circuit-là, je suis convaincu que la course peut tenir très longtemps, on va se dire que ce n’est pas très dur, mais quand ça va péter, ça va péter pour de bon. Si on est dans un groupe devant, on ne laisse pas beaucoup plus de jus que si on est dans le peloton à frotter. L’alternative, c’est de diviser les forces au sein du peloton. Si des groupes sérieux se détachent, ça peut être un carnage. Admettons qu’il y ait un coup entre 8 et 10 coureurs, bien composé, et qu’il n’y a que deux équipes que ça n’arrange pas, reprendre une minute là-dessus, même si on a du personnel, il faut y aller. Je n’aimerais pas qu’on ait à rouler sur ce circuit, et puis on ne roulera pas de toute façon."