Thomas Voeckler donne sa version de l’histoire. Mercredi 19 juillet, lors de la 17e étape du Tour de France reliant Saint-Gervais Mont Blanc à Courchevel, la moto où se trouvait le célèbre consultant de France Télévisions a été à l’origine d’un gros incident pendant l’ascension du Col de la Loze. Au moment d’aborder un virage très incliné, le deux-roues de l’ancien champion de cyclisme s’est retrouvé bloqué. Ayant eu du mal à repartir à cause de la raideur de la pente, la moto a gêné le passage de certains coureurs, dont le Maillot Jaune Jonas Vingegaard. En raison du règlement très strict de la course, les organisateurs du Tour de France ont pris la décision d’exclure Thomas Voeckler et son pilote de la 18e étape qui a eu lieu ce jeudi 20 juillet entre Moûtiers et Bourg-en-Bresse. Les deux hommes ont aussi écopé d’une amende de 500 francs suisses, soit environ 520 euros.
Thomas Voeckler était présent dans l’émission Vélo Club diffusée sur France 2 après la 18e étape remportée par le Danois Kasper Asgreen. Une victoire rare d’un membre de l’échappée du jour que le consultant n’a donc pu pas assister depuis son habituelle moto. Interrogé par Laurent Luyat sur son malheureux incident de la veille, l’ex-cycliste a livré ses explications : "On n’a pas calé. Il y a une moto qui s’est arrêtée, une voiture de dépannage neutre qui s’est arrêtée, une autre moto trois-roues de l’organisation qui s’est arrêtée donc nous, forcément, on s’est arrêtés derrière, mais on n’a pas calé. (…) Avec le poids de la moto, il y avait déjà beaucoup de kilomètres d’ascension passés, la moto fait plus de 350 kilos à vide, 25% de pente, peut-être 30% à l’intérieur à ce moment-là… On n’a pas pu redémarrer."
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"On avait le droit d’être à cet endroit-là", poursuit Thomas Voeckler. "On était là où on devait être par rapport aux règles de régulation de la circulation derrière la course. On n’a pas pu repartir, donc on a été responsables du fait que des coureurs ont été gênés. On a été sanctionnés, c’est normal. Notre faute, c’est qu’on n’a pas pu repartir. Donc on a gêné la course, oui, on a gêné la course." Questionné sur le rôle qu’a pu avoir le public dans ce gros cafouillage, Thomas Voeckler a estimé "qu’il n’y avait pas de problème" avec les spectateurs sur cette édition du Tour de France : "Il y a peut-être des choses à adapter, ce n’est pas à moi de le dire. Ce que je remarque sur ce Tour, c’est qu’il y a un public plus festif. Moi, ça ne me gêne pas, il faut juste adapter les choses. Mais on ne va quand même pas se plaindre d’avoir du monde qui vient, pour faire la fête, faut juste s’adapter. On ne va quand même pas se plaindre qu’il y ait encore plus de monde sur le Tour !"
En conclusion de son intervention , Thomas Voeckler a confié avoir eu des craintes de blesser les personnes qui pouvaient se retrouver autour de lui : "Moi, ce qui m’inquiétait, c’était la sécurité des coureurs, mais aussi des spectateurs. Si vous avez un gamin à ce moment-là et qu’il y a une moto de 350 kilos qui se couche sur sa jambe, ou un coureur… Là, ce n’était plus une question de perte de temps. Il fallait que cette moto reparte." Plein de sang-froid, le champion de 44 ans a su gérer cet imprévu, le tout avec l’aide précieuse de son pilote : "J’ai demandé aux gens de se calmer, d’écouter, de nous aider à repartir, plutôt que de faire n’importe quoi. On a réussi, mais ça a été un moment très compliqué. J’ai une grosse pensée pour mon pilote Joël, ça a été très dur pour lui. Si la moto ne s’est pas couchée, il y est pour beaucoup."
N.O