Le doc concerne les préparatifs de l’édition 2023… Y a-t-il eu des changements pour celui de 2024 ?
Romain Pugliese : Les gros changements sont intervenus l’année dernière, après la signature du nouveau contrat avec Formula One, pour la production télé, la publicité.… Mais cette année, la grosse nouveauté a été l’installation du garage n°1, à l’entrée des stands, qui a nécessité deux ans de travaux. Avec la possibilité d’offrir des bureaux plus grands à la FIA et aux promoteurs F1. Et aussi deux étages d’hospitalité supplémentaires.
Ce qui a dû accentuer encore le gigantisme du chantier généré par cet événement…
Ronan Le Gallou : On a ajouté 50 modules, ce qui porte leur nombre à 524 (440 auparavant). Ce qui nous a obligés à commencer l’installation plus tôt encore. De sept, on est passé à huit semaines de travaux, avant le Grand Prix.
Romain Pugliese : On a même commencé mi-janvier, pour la mise en place de certains éléments.
Ronan Le Gallou : Et le démontage se fait en trois semaines et demie (le doc parlait de deux semaines, seulement).
Quelles est la structure la plus lourde ?
Ronan Le Gallou : C’est la tribune T (entre le « S » de la piscine et le virage de la Rascasse), avec ses 700 tonnes et sa coursive panoramique de 90 m de long. Il y a tout un problème d’ajustage, d’alignement, parfois au millimètre près, qui est assez sympa à faire.
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On pourrait imaginer de nouvelles tribunes, à l’avenir ?
Romain Pugliese : On en est plutôt à réduire la voilure. On a déjà supprimé une tribune, au Portier, avant le tunnel, en raison du grand chantier Mareterra, l’extension de Monaco sur la mer. C’était une petite tribune, mais on a quand même perdu 280 places. Cela dit, on va vers la mise en place de grosses structures d’hospitalité. Plus ça va, plus c’est ce qui est demandé. Peut-être qu’un jour, on aura deux tribunes pour le grand public, et le reste consacré à l’hospitalité.
La loge princière, qui accueille le podium, est immuable, elle…
Romain Pugliese : Elle a évolué en 2017. On fait parfois quelques petits changements esthétiques. Mais le seul ajout, cette année, a été la « cool room », une sorte de petit bungalow, situé juste à côté. Cela permet aux pilotes de venir discuter entre eux, de revoir des images de la course, juste après l’arrivée. Une demande du promoteur de la FIA, afin de pouvoir diffuser des images des pilotes, entre le moment où il sortent de la voiture, et le podium.
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Le prince suit-il la course depuis sa loge ?
Romain Pugliese : Une partie de sa famille, oui. Mais lui, suit ça tranquillement dans l’appartement d’un immeuble, tout proche. Avant de revenir pour la remise des trophées.
Qu’est-ce qu’il y a de si unique, à Monaco ?
Ronan Le Gallou : C’est un circuit qu’on ouvre et qu’on ferme tous les jours à la circulation, les week-ends de Grand Prix. Le soir, la circulation urbaine reprend ses droits, jusqu’au matin. Ça existe aussi à Las Vegas, mais les contraintes ne sont pas les mêmes. Ils ne sont pas limités, comme ici, par l’espace.
Romain Pugliese : Avec un risque, du coup, d’avoir des accidents sur la piste, dans la nuit. Il arrive qu’on nous appelle parce qu’un conducteur, un peu alcoolisé, a tapé et détruit un rail de sécurité.